Lobbies? Pas en 2016

Les 21 grandes villes canadiennes veulent être assises... (Archives La Tribune)

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Les 21 grandes villes canadiennes veulent être assises à la table où se prennent les décisions et être partie prenantes du développement de leurs communautés.

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C'est avec étonnement que j'ai pris connaissance des conclusions du chroniqueur Gilbert Lavoie « L'odeur des milliards » (La Tribune, 9 février), à la suite de la rencontre du caucus des maires des grandes villes de la Fédération canadienne des municipalités (FCM), la semaine dernière.

L'interprétation qu'il fait de cette rencontre est simpliste : les villes seraient des lobbies en quête des sommes promises en campagne électorale. Ce n'est pas du tout ça.

Ce que nous avons manifesté comme désir, c'est d'être assis à la table où se prendraient les décisions, d'être partie prenante du développement de nos communautés, justement, de ne plus être considérés comme des lobbies.

Depuis 10 ans la relation entre le gouvernement fédéral et les villes, même si elle a donné certains fruits, se limitait à une relation où nous étions relégués au rôle de quémandeur. Lors de la campagne fédérale de l'automne, notre objectif principal a été de changer cette relation entre Ottawa et nous (...), d'être reconnues comme des partenaires (...) parce que si l'on veut lutter contre la pauvreté, développer l'économie, lutter contre les changements climatiques, etc., les villes ont une capacité d'action sur le terrain parfois bien plus grande que les autres gouvernements. (...)

Qui est au coeur de l'action pour permettre au Canada d'accueillir 25 000 réfugiés syriens? Les villes. Ni Québec ni Ottawa n'ont de ressources sur le terrain. L'accueil se fait dans nos communautés, grâce à notre coordination locale. La dynamique est semblable dans le vaste exercice que nous devons tous entreprendre pour réduire les émissions de GES : si les villes ne sont pas dans le coup, on est certain de manquer le bateau.

Et le gouvernement fédéral semble avoir compris. La semaine dernière, la présence en force du nouveau gouvernement à notre rencontre (...) témoigne de la volonté de considérer les villes comme de véritables gouvernements partenaires (...). Ce qui était stimulant dans cette rencontre, c'était cette volonté de tenir une discussion entre des paliers de gouvernements qui connaissent leurs rôles respectifs et leurs limites, et qui sont bien conscients de la nécessité d'agir de façon complémentaire et cohérente.

Les maires des 21 grandes villes canadiennes ont des mandats confiés par leurs électeurs, ils rendent des comptes publiquement, ils veulent protéger l'environnement, développer l'économie, lutter contre la pauvreté. (...) En 2016 ce sont des gouvernements de proximité qui méritent d'être écoutés.

Maxime Pedneaud-Jobin

Maire de Gatineau

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