Un cri du coeur

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Ce lundi, nous serons de la chaîne humaine devant Carrosse-Citrouille, le CPE de nos trois enfants. Nous y serons pour signifier au gouvernement Couillard qu'on ne bâtit pas une société seulement à coup de 1,3 milliard de dollars donnés à Bombardier, mais plutôt en investissant en éducation, dont le soutien à la petite enfance constitue un premier pas décisif.

Mais puisque nous doutons d'être vraiment entendus, nous y serons surtout pour témoigner toute notre reconnaissance aux éducateurs et éducatrices, aux cuisinières et cuisiniers, à tout le personnel des CPE, qui fait un travail exceptionnel au quotidien auprès des enfants du Québec; autant de gens qui font une différence pour notre société, sans qu'on semble s'en soucier.

Contrairement à ce que semblent penser certains, on ne « dompe » pas nos enfants chaque matin dans un parking pas cher pour la journée. Depuis quatre ans, nous avons le sentiment de les confier à une grande famille, dans un environnement chaleureux et unique où on leur apprend à devenir autonomes, à gérer leurs émotions, à développer leur motricité, à interagir et à vivre en société, à côtoyer la différence et à l'accepter.

On appelle ça, l'éducation, et nous croyons fermement qu'il s'agit de la plus grande richesse de notre société.

On leur apprend tout ça avec calme, douceur, folie, créativité, stabilité. Et surtout, avec une patience qui semble toujours inépuisable. Peu importe la performance de notre CPE au sein du palmarès.

Nous préférons de loin savoir que l'éducatrice de notre fils a de l'aide pour habiller ses « terrible two », savoir qu'on leur prépare des collations santé et des repas maison, voir notre fille de quatre ans qui connaît le langage des signes parce que son CPE accepte des enfants avec des besoins particuliers, savoir que les lieux sont bien entretenus, les jouets bien lavés... tout ce qu'on ne voit pas de l'extérieur, mais qui fait toute la différence dans la vie des enfants, mais aussi dans celle de leurs parents, qui partent travailler l'esprit tranquille et qui, sauf erreur, financent le réseau des garderies grâce à ces emplois. (...)

Nous disons donc merci et levons nos chapeaux à tous les artisans des CPE. Merci d'en faire autant avec si peu. Il nous reste encore quatre années à fréquenter ce milieu de vie d'exception et nous ne savons malheureusement pas dans quel état il sera au cours des prochaines années. Mais nous savons que vous continuerez de le tenir à bout de bras et, nous, nous vous en sommes reconnaissants.

Julie Fournier

et Simon Morin

Sherbrooke

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