Aube-Lumière doit élargir sa clientèle

Mme Élisabeth Brière,Étant infirmière de profession, j'ai côtoyé la mort au... (Archives, La Presse)

Agrandir

Archives, La Presse

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

Mme Élisabeth Brière,

Étant infirmière de profession, j'ai côtoyé la mort au cours de ma longue carrière. Je me suis impliquée intensément auprès des mourants et de leurs familles. Maintenant retraitée et atteinte d'une maladie dégénérative, la SLA, c'est mon tour d'être personnellement confrontée aux soins de fin de vie.

J'ai été interpellée par l'article de Pascale Breton intitulé : Partir en Paix, La Presse, 19 janvier 2016:

« En effet, si le cancer est responsable de 30 % de tous les décès, il ne faut pas oublier qu'on meurt aussi de maladies cardiaques, pulmonaires, rénales ou dégénératives. » « Le plan de développement en soins palliatifs et de fin de vie, déposé il y a quelques mois, vise notamment à amoindrir les disparités qui existent dans l'accès aux soins selon l'âge, la maladie ou la région. »

Selon l'article d'Isabelle Pion publié dans La Tribune du 1er décembre 2015, la maison Aube-Lumière devait se pencher sur des changements possibles en lien avec le Plan de développement 2015-2020 pour les soins de fin de vie. Qu'en est-il?

Je suis préoccupée par le manque d'accès aux soins palliatifs pour toutes les personnes en fin de vie, sans exception. De plus, je me demande où en est la maison Aube-Lumière dans son cheminement vers l'accueil sans discrimination de gens en fin de vie. Si ce n'est pas déjà fait, j'aimerais que cette problématique soit ajoutée à l'ordre du jour de votre prochaine rencontre du conseil d'administration.

Est-ce qu'un changement de mission, une ouverture à élargir votre clientèle exigerait beaucoup d'ajustements? Mon expérience clinique auprès des mourants atteints de toutes sortes de maladies, m'a amené à constater que leurs besoins physiques et émotionnels sont sensiblement les mêmes peu importe leur pathologie. Leur cheminement est tout aussi unique que celui de chaque personne atteinte de cancer et leur famille. (...)

Ne serait-il pas temps d'élargir votre vocation en vous intéressant au sort des mourants atteints d'autres pathologies que le cancer? Je suis très consciente qu'à Aube-Lumière, comme dans tous les centres qui offrent des soins palliatifs, la disponibilité est limitée. Il serait quand même souhaitable que vous puissiez offrir une lueur d'espoir à toutes les personnes qui souhaiteraient finir leurs jours dans votre institution. De cette façon, tous les gens en fin de vie seraient considérés et accompagnés de façon équitable.

Suzanne Nadeau-Whissell, Sherbrooke

Partager

À lire aussi

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer