Un spectacle désolant

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J'ai assisté au spectacle désolant d'un chef de parti politique (...) qui a sciemment évité de s'adresser à un journaliste de Radio-Canada.

Ce monsieur qui se dit porteur d'un projet de société qu'il déclare vouloir réaliser de façon démocratique ne s'adresse qu'à un des deux principaux médias d'information électronique du Québec (dont il est toujours un des actionnaires majoritaires).

Si c'était un citoyen privé, je le défendrais de s'adresser à qui il veut. Mais malheureusement, ce n'est pas le cas. Il veut diriger le Québec et propose des changements importants pour l'avenir de la nation.

Il me semble que pour préserver la démocratie, il faut pouvoir compter sur des sources d'information libres, objectives et diversifiées. Bouder un média parce qu'on n'aime pas ce qui y est diffusé me semble être un affront à cette démocratie. Si l'information diffusée est inexacte ou tendancieuse. Ou si les faits rapportés se défendent en raison d'un contexte économique précis ou des obligations qu'un administrateur a envers ses actionnaires, il faut prendre le temps de les expliquer.

Bouder un média est une insulte envers les personnes qui veulent s'informer auprès de ce dernier. Ce type de réaction me fait craindre pour le type de démocratie que sera un état dirigé par cette personne. Je pense qu'il est grand temps que les membres du Parti québécois, qui s'est toujours fait le champion d'une démocratie ouverte et inclusive, mettent leur chef à l'ordre et lui rappellent les valeurs démocratiques qui ont été la base sur laquelle le fondateur du parti l'a construit.

Michel Saikali, 

Sherbrooke

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