Services de garde : le débat est relancé

La recherche de profit au détriment de la qualité des services aux enfants, des... (Archives, La Tribune)

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La recherche de profit au détriment de la qualité des services aux enfants, des permis de garde donnés aveuglément au privé versus des contrôles serrés au public, un réseau de la petite enfance abandonné par son propre ministère et un acharnement libéral à vouloir tuer les services de garde publics. Voici ce que les arrestations survenues mercredi matin dans plusieurs garderies privées subventionnées (NDLR en lien avec une fraude de 15 millions $) viennent relancer tout le débat entourant l'importance de réinvestir dans les services de garde publics de qualité.

Depuis des mois, l'Alliance des intervenantes en milieu familial (ADIM) de l'Estrie réclame à la ministre de la Famille, Francine Charbonneau, de mettre en place des mesures d'encadrement administratif et de surveillance dans tout le réseau de la petite enfance et ce, afin d'avoir une uniformité avec les règles qui existent pour les services de garde en milieu familial régis et subventionnés.

Rappelons que depuis son arrivée au pouvoir, Francine Charbonneau s'est acharnée à miner la réputation des responsables de service de garde en milieu familial (RSG) du Québec et à leur imposer des règles supplémentaires entourant le travail au quotidien. Pourtant, nous sommes celles qui subissent le plus de visites de conformité, de contrôle de la qualité des services et sécurité des lieux et ce, parmi tous les types de service de garde confondus.

Nous réclamons donc que toutes les installations de garde soient encadrées par des inspections plus fréquentes, comme pour les RSG qui reçoivent près de 52 000 visites de contrôle annuellement. Pensons aussi aux vérifications administratives des présences et des paiements de subventions aux deux semaines auxquelles nous sommes soumises, tel que l'instruction no.9 le prévoit.

Il est temps que la ministre de la Famille fasse des choix plus éclairés et qu'elle se soumette elle-même à des mesures de surveillance financière adéquates au lieu de refiler la facture aux parents en leur imposant une fois de plus, une contribution additionnelle.

Qu'on se le dise, les parents et les enfants du Québec n'ont pas à payer pour une mauvaise administration des fonds du ministère de la Famille!

Marlène Carbonneau,

présidente de l'ADIM Estrie

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