Le remède de cheval dont ont besoin nos régions

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Manon Massé est membre de la délégation parlementaire et de la délégation de la société civile à la COP21.

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Paris m'a démontré que nous avons besoin de mettre l'austérité hors d'état de nuire pour sauver notre planète. Les libéraux ne peuvent se dédouaner de cette responsabilité. Si le Québec souhaite concrétiser les ambitions évoquées par le premier ministre pour lutter contre les gaz à effet de serre (GES), il va devoir en donner les moyens aux régions, aux MRC, aux villes et aux municipalités.

Le pacte fiscal municipal a fait mal à l'Estrie en démantelant les instruments régionaux qui permettaient de soutenir l'économie locale. Pour changer la donne, un véritable remède de cheval est nécessaire. Un réel projet centré sur une véritable transition écologique qui sortirait l'Estrie de la morosité.

Usines de biométhanisation, géothermie, énergie solaire et éolienne, aménagement durable de nos quartiers, développement du transport interurbain ou vaste chantier d'efficacité énergétique, à commencer par nos bâtiments publics. Ce sont des milliers d'emplois et d'initiatives pour nos régions qui attendent d'être financés adéquatement.

Partout, les projets foisonnent, autant pour les PME innovatrices que pour toutes sortes de coopératives et d'initiatives collectives que nos grands outils de développement économique laissent en plan. Le gouvernement fait le choix d'utiliser Investissement Québec pour défigurer nos territoires, pour créer bien peu d'emplois comme le démontrent le futur saccage d'Anticosti, la méga cimenterie de Port-Daniel et le développement minier.

Le financement d'une telle transition écologique n'est pas utopique. Nous proposons de redonner à Investissement Québec une mission d'intérêt public, celle d'accompagner nos régions dans la fondation d'une nouvelle économie publique verte. La Caisse de dépôt et placement du Québec de son côté pourrait faire sa part et désinvestir ses actifs de plusieurs milliards de dollars dans les énergies fossiles pour les réinvestir vers du durable, dans nos régions. Le Québec se vante de son Fonds vert qui recevra 3 milliards d'ici 2020. Ce fonds à lui seul est insuffisant si on veut tendre vers la cible de 1,5 degré. De plus, le manque de transparence entourant son utilisation doit être levé. Y investir plus équivaut à renoncer à l'austérité dogmatique de ce gouvernement.

Si on investit des milliards pour financer des autoroutes comme tous les gouvernements libéraux y consentent depuis toujours, nous pouvons le faire pour construire notre avenir et pour redonner de l'oxygène, au sens propre comme au sens figuré, à nos régions.

Manon Massé, membre de la délégation parlementaire et de la délégation de la société civile à la COP21

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