Manque de services? Injustice au masculin!

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Par manque de subventions, une ressource essentielle va fermer ses portes à la fin de ce mois de décembre. Il s'agit du SHASE Estrie (Service aux hommes agressés sexuellement durant leur enfance) venant en aide aux hommes victimes d'agression sexuelle durant l'enfance ou l'adolescence.

En considérant qu'au Québec, 675 000 hommes, soit un sur six, sont victime d'agression sexuelle avant d'atteindre la majorité, cela représente 25 000 hommes en Estrie. Cette ressource, unique en Estrie, est donc une nécessité.

De plus, seulement deux organismes, soit le SHASE Estrie et le CRIPHASE (Centre de ressources et d'intervention pour hommes abusés sexuellement dans leur enfance) à Montréal, desservent l'ensemble du Québec pour offrir des services à ces hommes. Une égalité devrait être recherchée considérant que les femmes victimes d'agression sexuelle ont accès à ces ressources spécialisées dans 16 régions du Québec alors que les hommes sont restreints dans l'accessibilité et la proximité des organismes leur venant en aide. Il est d'autant plus important de reconnaître cette problématique vécue par de nombreux hommes, de permettre l'accès à ces services et, bien évidemment, de promouvoir la continuité des services du SHASE Estrie.

Sachant que la problématique des hommes victimes d'agression sexuelle durant l'enfance engendre d'autres problématiques telles que la toxicomanie et la délinquance, il serait avantageux pour le gouvernement d'investir à la source initiale du problème, soit en finançant dans des services spécialisés pour ces hommes.

En somme, investir dans les ressources pour contrer la souffrance chez les hommes, c'est contribuer au mieux-être de l'ensemble de la société.

Le manque de subventions ne devrait pas éliminer un organisme communautaire aussi important.

Les coupes du gouvernement touchent tous les hommes, personne n'est à l'abri, ça pourrait être votre ami, votre père, votre frère ou votre fils qui aurait besoin de cette aide.

Alors Monsieur le premier ministre Philippe Couillard, combien ça coûte de ne pas s'occuper de nos hommes? Avez-vous fait le calcul?

Valérie Grondin, Mélina Pitre

et Katherine Vachon

Au nom des étudiants de 3e année en techniques de travail social du Cégep de Sherbrooke

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