Faute avouée à moitié pardonnée

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Tant le promoteur Gilles Bélanger que la mairesse Vicki May Hamm tentent de faire passer les opposants au projet d'un édifice massif sur l'Îlot Tourigny comme des gens qui font de la désinformation, c'est-à-dire qu'ils donneraient de l'information qui serait non conforme à la réalité. (...).

Les opposants au projet de M. Bélanger ne sont pas des opposants aux TIC (entreprises dans le domaine des technologies de l'information et de la communication). Ils ne sont pas non plus des opposants à la création de nouveaux emplois rémunérateurs de nature à garder davantage de jeunes diplômés à Magog ou dans son voisinage. Enfin, ils ne sont pas des opposants à l'arrivée de jeunes familles et à une éventuelle contribution à la stimulation économique du centre-ville.

Quand les opposants critiquent le projet de M. Bélanger, ils le critiquent parce qu'il est d'un volume disproportionné pour cette entrée de la ville. Ils le critiquent parce que la perspective du développement global du secteur de la baie de Magog est en train d'être modifiée sans consultation des citoyens et sans études sérieuses sur les impacts quant à la circulation, au stationnement, aux espaces verts, à l'incidence sur les résidents du voisinage.

Ils le critiquent parce que la Ville tente de se laver les mains de sa négligence, de son imprudence et de son incurie quant à la conservation en bon état de la maison Tourigny et de son grand terrain. Il est insensé de dire que cette maison a été acquise pour être démolie.

Les décideurs municipaux envisageaient sa démolition si le projet de bibliothèque trouvait son financement et si le projet faisait l'objet d'une acceptabilité sociale. Cela fait deux conditions importantes qui devaient se réaliser avant que, logiquement, on décide de laisser aller un immeuble de cette valeur patrimoniale et du prix payé pour son achat : 310 000 $! (...).

En reconnaissant leur erreur, ces membres anciens et actuels des Conseils susciteraient une certaine sympathie plutôt que de l'irritation dans la population. Et en travaillant pour que le projet si cher à Magog Technopole se réalise ailleurs, ils ouvriraient la porte à de multiples idées pour réparer ce gâchis qu'est devenue la maison Tourigny. Forte de ses 131 ans, elle peut encore être sauvée!

Daniel Faucher

Eastman

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