Faire dire n'importe quoi aux chiffres

En plus de gérer la page Facebook «... (Photothèque Le Soleil)

Agrandir

En plus de gérer la page Facebook « Médecin de famille », je suis moi-même en attente d'un médecin et je peux vous assurer que rien n'est aussi beau que ce que le nouveau CIUSSS de l'Estrie semble dire.

Photothèque Le Soleil

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
La Tribune

Quand on regarde des chiffres on peut leur faire dire n'importe quoi et le CIUSSS de l'Estrie - CHUS semble capable de presque bien paraître. Mais qu'en est-il dans la réalité de ceux qui attendent un médecin de famille?

En plus de gérer la page Facebook « Médecin de famille », je suis moi-même en attente d'un médecin et je peux vous assurer que rien n'est aussi beau que ce que le nouveau CIUSSS semble dire et que votre journaliste a acheté les yeux fermés (« 33 000 Estriens n'ont toujours pas de médecin de famille », La Tribune 11 novembre).

Quand on se compare avec de l'abominable, le pire semble presque bien, mais les chiffres avancés sont tout simplement faux : 302 jours d'attente moyenne sont un mensonge éhonté et dire que dans les pires cas ça peut prendre deux est encore totalement faux!

Je suis moi-même coté P2 (P1 étant danger de mort) et, bien que ma santé se dégrade très rapidement, j'attends depuis bientôt quatre ans et les cas similaires au mien sont nombreux. (...)

Encore dans mon cas, après plusieurs mois d'attente, j'ai dû mentir et me faufiler d'un poste à l'autre jusqu'à ce que je rejoigne moi-même une infirmière. Encore une fois, sur papier, le CIUSSS tente de bien paraître, mais sur le terrain c'est bien différent.

Une infirmière va prendre rendez-vous avec vous, va vous rencontrer et faire votre examen de santé globale.

Est-ce arrivé deux fois? Peut-être, mais je ne connais personne qui a eu la chance d'avoir ce service. Tout au plus, dans des cas plus critiques comme le mien, l'infirmière vous fera voir par un médecin dans une clinique sans rendez-vous (...)

Déjà, il y a deux ans, je dénonçais le fait que tout se fasse par boîte vocale et qu'il était compliqué d'avoir quelqu'un pour nous aider à remplir le formulaire d'inscription comme cela se fait dans d'autres régions de tailles similaires où une personne nous répond et nous invite à venir la rencontrer à leur guichet. Après bien des voeux pieux, je me rends compte que rien n'a changé (...)

Plus ça change, plus c'est pareil! On continue à nous inventer de belles histoires et nos médias continuent de les croire sans creuser plus loin.

Richard Painchaud

Sherbrooke

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer