Des économies sur le dos du pauvre monde

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Le gouvernement nous parle d'un plan d'action 2015-2020 en santé mentale qu'il ose appeler « Faire ensemble et autrement ».

On y mentionne quelque part l'ajout d'une certaine somme de 70 millions. Je trouve cela plutôt cynique! Ce même gouvernement a pourtant bel et bien refusé d'indexer correctement, au 1er janvier 2015, les prestations des gens sur l'aide de dernier recours, parmi lesquelles se retrouve un très grand nombre de personnes à la santé mentale précaire, et ce, malgré le fait que l'Assemblée nationale ait adopté à l'unanimité, en décembre 2002, une loi visant à lutter contre la pauvreté et l'exclusion sociale. Dans son esprit, cette loi visait et vise encore à préserver pour les plus pauvres de notre société, au fil du temps, des conditions de vie à tout le moins équivalentes à celles de l'année précédente.

Dans son calcul en vue d'une indexation annuelle, le gouvernement actuel a osé y inclure la chute vertigineuse du prix du pétrole alors que les plus démunis ne consomment peu ou pas de pétrole. C'est évident! Alors cela a donné une augmentation de 1,06 %, soit environ 7 $ par mois. Pourtant la bouffe à elle seule a fait un bond de 4 % et le loyer de 1,8 %! Les pauvres y ont perdu du coup une dizaine de dollars sur leur pouvoir d'achat mensuel, par rapport à l'an passé. Et la pauvreté se trouve souvent à être, d'une façon ou d'une autre, un facteur aggravant de la misère humaine, mentale ou physique. Un pas dans la mauvaise direction! En plus, l'O.C.D.E. a averti le Canada et les USA, cette année même, de la présence chez nous d'un fossé de plus en plus grand et inquiétant entre les riches et les pauvres. Bel exemple que nous donnons là! Pire! Le gouvernement du Québec bafoue sans vergogne l'esprit de ses propres lois.

J'ai cru même entendre le président du Conseil du trésor, interpellé à ce sujet en début d'année, répondre que cela inciterait les gens à aller travailler. Un petit préjugé avec ça?

Pourquoi un concitoyen qui bafoue la loi serait-il intimé par la justice et pas les membres d'un gouvernement? Ce gouvernement a répété à maintes reprises qu'il n'y avait pas de crise, pas même d'austérité!

Claude Létourneau

Sherbrooke

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