Un coup de pédale à la fois

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<p>Denis Dufresne</p>
Denis Dufresne
La Tribune

(Sherbrooke) Éditorial / Les cyclistes sherbrookois réclament depuis des années un réseau cyclable utilitaire qui permet de relier entre eux les quartiers de la ville et de donner accès aux principaux générateurs de déplacements, comme les universités, le cégep et les hôpitaux, de même que les zones commerciales et industrielles.

Et il semble bien que les choses commencent à bouger dans le bon sens à la Ville de Sherbrooke avec le dépôt très attendu du Plan directeur du transport actif (PDTA). Celui-ci comporte l'ajout de 130 kilomètres de voies cyclables et de 90 kilomètres de nouveaux trottoirs au cours des 15 prochaines années, au coût de 50 millions $.

Le plan a fait l'objet d'une consultation en ligne jusqu'à mercredi.

Sherbrooke a beaucoup de chemin à rattraper pour se donner un réseau cyclable utilitaire digne de ce nom.

On retrouve certes un réseau cyclable de 130 kilomètres sur le territoire municipal, mais celui-ci est développé en très grande partie à des fins récréatives et est largement concentré le long des rivières Magog et Saint-François.

De plus, le réseau urbain existant est discontinu, ce qui oblige les cyclistes à emprunter des voies de circulation souvent à fort débit où il n'y a aucun aménagement sécuritaire pour eux.

Résultat : le cycliste qui désire se rendre par exemple du quartier nord au campus de l'Ouest doit composer avec des segments discontinus avant de se retrouver sur le boulevard Jacques-Cartier et devoir traverser le pont du même nom. À ses risques et périls.

Il en va de même pour les braves qui désirent se rendre au Centre hospitalier universitaire de Sherbrooke (CHUS) par la 12e avenue Nord et pour ceux qui partent des secteurs de Rock Forest ou de Saint-Élie pour rouler vers l'université ou le centre-ville.

Il est vrai que l'aménagement de bandes cyclables en bordure de rue ou en chaussée désignée coûte cher et qu'il faut souvent attendre la réalisation de travaux de réfection des rues existantes ou de nouveaux développements pour favoriser les déplacements à vélo et à pied.

La Ville de Sherbrooke a investi cette année 500 000 $ pour développer plusieurs tronçons cyclables, notamment sur le boulevard Jacques-Cartier, entre Prospect et de Portland, où on a profité de travaux de reconstruction pour retirer une voie de circulation et aménager une voie cyclable bidirectionnelle, de même que sur l'axe Conseil-Chalifoux, l'axe Bertrand-Fabi et l'axe 12e-13e avenue.

Une passerelle est également envisagée au-dessus de l'autoroute 410 pour la piste cyclable du boulevard de Portland, en 2016, tandis que la Ville jongle avec l'idée d'une voie cyclable sur le pont Jacques-Cartier, un projet réclamé depuis longtemps par les cyclistes.

D'autres projets importants sont sur la table à dessin pour les années à venir, notamment une piste multifonctionnelle de cinq kilomètres pour relier le parc Industriel au boulevard Bourque et, ultimement, le Plateau Saint-Joseph.

Un plan sur un horizon de 15 ans ne signifie pas, malheureusement, que tous les projets seront réalisés.

Mais le PDTA démontre à tous le moins un changement de mentalité et une volonté de la part de la Ville d'intensifier ses efforts pour redonner de l'espace aux citoyens et multiplier les aménagements pour les cyclistes et les piétons.

Chaussée désignée pour vélo, axes cyclables continus entre les arrondissements et les grands générateurs de déplacements, avancées de trottoirs, îlots et feux protégés pour piétons : il reste encore beaucoup à faire à Sherbrooke, mais ce sera un coup de pédale et un pas à la fois.

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