Encore une fois pris en otage!

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Je suis de tout coeur avec votre cause, car, effectivement, vos conditions ne sont pas faciles et je suis consciente que vous travaillez fort (...).

Par contre, là où mon soutien s'arrête, c'est lorsque vous prenez en otage parents et enfants avec tout d'abord, ces écoles de certaines régions qui privent leurs élèves de leur joie d'enfant en leur enlevant l'Halloween. Heureusement, pour l'instant, notre région n'est pas cruelle à ce point.

Et pour ceux d'entre vous qui avez des enfants, c'est facile de faire la grève et de les garder à la maison, cela ne change rien à votre quotidien, mais pour nous, parents qui travaillent à l'extérieur, c'est une tout autre réalité. Il n'est pas facile de trouver une personne pour prendre soin de nos petits anges.

En comparaison, que feriez-vous si nous, travailleurs de la santé, avec nos conditions à améliorer aussi, avions le malheur de fermer les hôpitaux ne serait-ce qu'une seule journée? Vous sortiriez vos briques et vos fanaux, ce ne serait pas long, et les critiques fuseraient de partout. Peut-être que l'enseignement n'est pas considéré comme un service essentiel à la population, mais cela revient au même, car, grâce à vous, nos jeunes ont espoir d'avoir un avenir.

Il y a d'autres alternatives que de nous faire perdre une journée de salaire. Pourquoi, par exemple, ne pas commencer les cours une heure plus tard ou terminer les journées plus tôt et ce, sur plusieurs jours? Je suis désolée, mais je dis tout haut ce que plusieurs pensent tout bas. C'est assez! Chers parents, cessons de nous laisser faire sans rien dire. À force de se laisser manger la laine sur le dos par tout un chacun, c'est nous, la population, qui en payons le prix.

C'est inconcevable que les écoles ses servent de nos enfants comme d'un bouclier humain, car au bout du compte, ce sont eux qui paient le prix et qui en souffrent. (...)

L'éducation nous coûte assez cher. Méritons-nous de perdre une journée de travail en plus? Car évidemment, personne ne nous remboursera et cela n'ira qu'en augmentant.

Je suis certaine qu'à plusieurs, nous trouverons une solution équitable qui permettrait de faire cesser cette prise d'otages.

Nadia Duclos

Sherbrooke

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