Reprendre notre place aux Nations unies

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Au-delà de la politique partisane, il faudra bien un jour que le Canada reprenne la place de choix qu'il a occupée aux Nations unies.

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Au-delà de la politique partisane, il faudra bien un jour que le Canada reprenne la place de choix qu'il a occupée aux Nations unies depuis l'époque de Lester B. Pearson et jusqu'en 2008.

L'élection en cours sera l'occasion pour notre pays de revenir en force et de lancer un message clair à l'ONU : le Canada va reprendre la place qui lui revient dès le 20 octobre!

Nous avons perdu notre siège au Conseil de sécurité aux mains du Portugal en 2010 et il m'apparaît urgent que les chefs se positionnent et lancent un message clair qui confirme que ceci ne se produira plus jamais. Sinon, nous ne ferons que perdre de plus en plus d'influence au sein d'une organisation qui peine déjà à conserver l'harmonie au sein même de ses plus hautes instances et qui a grandement besoin d'un Canada fort et porteur d'espoir.

La nomination de l'Arabie Saoudite à la tête de la Commission des droits de l'homme de l'ONU aurait dû être le wake up call dont nous avions besoin pour nous repositionner. Cette situation pour le moins préoccupante discrédite son autorité morale de gardienne de la paix mondiale et du partage de l'aide humanitaire.

(...). L'ONU est toujours le principal lieu de discussions des nations du monde et le principal média par qui passent les courants de pensée qui influencent les gestes des dirigeants du monde.

Je suis un progressiste-conservateur. Je le demeurerai toujours, mais je dois aussi être réaliste. J'admirerai toujours Brian Mulroney pour ses visions progressistes d'un pays commerçant et capable de rivaliser avec la planète entière. Mais Mulroney, tout comme Jean Chrétien ou même Pierre-Elliot Trudeau, a aussi toujours travaillé de manière à protéger la voix du Canada au sein de l'ONU. (...).

J'ai passé deux ans aux Nations unies pendant mes études à New York. Je n'arrive pas à me résoudre à accepter que mon pays se soit pratiquement auto-exclu du Conseil de sécurité et qu'il n'ait fait aucun effort pour y revenir. Qui plus est, les diplomates que le Canada a nommés à l'important poste de représentant du Canada à l'ONU depuis 2008 ont, ma foi, si peu de prestance et de vision qu'ils sont bien loin des poids lourds que l'on nommait à l'époque, tel Yves Fortier, Louise Fréchette, voire Allan Rock.

Mon vote sera influencé lundi par cette situation inacceptable.

Pierre Harvey

Sherbrooke

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