Avec le PTP ce sera l'anarchie

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Avec l'entente sur le Partenariat transpacifique (PTP) que nos dirigeants ont signé dimanche dernier et tout le lait qui entre déjà à notre frontière, sans contrôle, ce sera l'anarchie. Les signataires et les défenseurs de cette entente savent très bien que les pays, les États-Unis, pour n'en nommer qu'un, ont le droit d'injecter de la somatropine (une hormone de croissance synthétique) à leurs vaches.

Donc, si nous avons bien compris, on peut commencer au Canada à inoculer nos vaches à la somatropine, car aucune loi n'empêche les autres de le faire et ils vont continuer à nous envoyer leurs produits laitiers contenant cette hormone.

Il y a quelque chose que je ne comprends pas. Serait-ce parce que je ne suis pas assez intelligent? Je souhaite que ceux qui ont négocié l'entente le soient plus que moi.

Ces messieurs ont oublié qu'il faut avoir la réciprocité des produits qui entrent au Canada, qualité, produits interdits d'utilisation, etc.

L'Agence des services frontaliers du Canada devra bloquer les produits qui ne sont pas acceptés au Canada.

Il faudra identifier les denrées provenant des États-Unis qui contiennent des produits interdits au Canada.

Y a-t-il une faille à la frontière?

Faudra-t-il émettre une injonction contre l'Agence des services frontaliers du Canada afin qu'elle ne laisse pas entrer ces produits?

Avec la signature de l'Accord économique et commercial global (AECG) avec l'Union européenne, le premier ministre Stephen Harper a autorisé l'entrée de 17 000 tonnes de fromage supplémentaires au pays. Or, les producteurs des fromages qui entrent ici n'ont pas les mêmes règlements à respecter qu'au Québec.

Tout nouveau produit qui (...) sera fait à partir du lait (exemple : les protéines laitières provenant des États-Unis) devra être accepté par nos fédérations. Il faudra que ce soit négocié.

Nous exploitons une ferme un peu plus grosse que la moyenne avec environ 110 vaches, alors que la normale est de 50 à 55 vaches au Québec. Nous perdons déjà de 10 000 $ à 12 000 $ par mois, soit une perte de 40 000 $ depuis le printemps en raison de la chute des prix pour la production à la ferme attribuable à l'entrée des protéines laitières. En résumé, nous courrons à la faillite.

P.-S. J'attends votre « O.K. » pour m'approvisionner en somatropine et peut-être en faire le commerce!

Robert Paré

Producteur agricole

Compton

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