Gestion de l'offre : n'y a-t-il pas d'alternative?

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Je réagis à l'éditorial de Denis Dufresne du mercredi 30 septembre à propos de la gestion de l'offre (Harper doit être plus ferme), qui écrit, fort judicieusement, que « la gestion de l'offre a permis jusqu'ici de préserver la ferme familiale, de contribuer au dynamisme des régions, en plus de représenter des dizaines de milliers d'emplois ». Indiscutable.

Ce qui m'apparaît moins évident est la réponse à la question suivante : « La gestion de l'offre est-elle le seul moyen, ou du moins le meilleur moyen, d'arriver à ce résultat? » Personne ne nous fait la démonstration que la gestion de l'offre doive justement être préférée à tout autre moyen. L'éditorial me semble pécher dans ce sens. ...). On comprend que nous avons comme option ou bien de conserver ce système de gestion de l'offre, ou de subir une catastrophe : démantèlement de nos fermes, faillites de cultivateurs, perte de milliers d'emplois... N'y a-t-il vraiment pas d'alternative?

M. Dufresne dit aussi que « plusieurs pays qui participent aux négociations du Partenariat transpacifique (PTP) protègent leur secteur agricole avec d'importantes subventions et que celles-ci seraient exclues des négociations ». C'est effectivement ce qui permet aux producteurs de lait américains de vendre leur lait à meilleur prix que nos producteurs locaux. C'est ce qui permet aux producteurs européens de fromage de venir nous offrir des produits à meilleur prix que ceux de nos producteurs locaux : ils sont subventionnés par leurs gouvernements. (...).

Les pays qui subventionnent leurs producteurs en font payer le coût à leurs contribuables par le biais de leurs impôts. Par contre, là où la survie des producteurs est assurée par un système de gestion de l'offre, c'est l'acheteur qui assure la viabilité des producteurs en payant plus cher pour les produits qu'il consomme. Alors vous, moi et nous tous sommes voués à subventionner d'une manière ou de l'autre notre agriculture.

Dans un contexte de mondialisation, il se peut que la gestion de l'offre ne puisse plus tenir le coup. Ne serait-il pas temps de changer de paradigme dans la production du lait, des oeufs et de la volaille en acceptant un système de subventions étatique comme c'est le cas dans les autres administrations avec lesquelles nous sommes en concurrence? ...). Nous paierons nos produits un peu moins chers et paierons la différence en impôts.

Pierre Connolly

Ascot Corner

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