La contribution des infirmières aux GMF

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Ces derniers mois, dans les discussions entourant l'accès aux services de médecine de famille qui comptait parmi les objectifs du projet de loi no 20, nous avons entendu plusieurs commentaires sur la contribution des infirmières au fonctionnement des Groupes de médecine de famille (GMF) et aux cliniques médicales.

Souvent - trop souvent -, cette contribution a été décrite de façon simpliste : le travail de l'infirmière se résumait, selon certains de ces commentaires, à gérer les demandes et la paperasserie afin de faciliter le travail des médecins.

L'infirmière constitue une personne-ressource des GMF et elle contribue à améliorer l'accès aux soins. Elle a d'abord et avant tout un rôle clinique qui découle de son expertise en soins infirmiers.

Les personnes vulnérables et celles atteintes de maladies chroniques, comme le diabète et l'hypertension, forment 90 % de la clientèle des GMF. Pour ces personnes, comme pour toutes les autres qui se présentent dans un GMF, l'infirmière évalue et analyse les facteurs de risque et leur donne l'enseignement requis pour les aider à mieux gérer leur santé.

L'infirmière en GMF possède des connaissances qui lui permettent d'évaluer la condition physique et mentale des patients, de déterminer le plan de traitement et de donner les soins infirmiers requis. Elle peut, avec une ordonnance, demander des analyses diagnostiques, administrer et ajuster les médicaments.

Elle peut assurer, conjointement avec le médecin, le suivi d'une grossesse normale. L'infirmière peut évaluer la nouvelle accouchée et le nouveau-né et assurer le suivi périodique des enfants en bonne santé de 0 à 5 ans. Ces rôles infirmiers sont déjà exercés dans certains milieux et ils doivent être davantage déployés. (...). Le Vérificateur général du Québec a conclu, dans le chapitre 5 portant sur les Groupes de médecine de famille et cliniques-réseau de son rapport intitulé Vérification de l'optimisation des ressources(mai 2015),que les infirmières dans ces milieux de soins n'exercent toujours pas toutes les fonctions de la pratique infirmière prévues dans leur champ d'exercice. Ceci est préoccupant et doit être corrigé, car les interventions des infirmières entraînent des effets positifs sur la santé des patients et la qualité des soins, sur le fonctionnement des GMF et sur l'accès aux soins et services. (...).

Lucie Tremblay

Présidente de l'Ordre des infirmières

et infirmiers du Québec

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