Des allocations professionnelles justifiées

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Beaucoup de reportages critiquent l'augmentation des allocations professionnelles aux pharmaciens, nommées péjorativement « ristournes » par certains journalistes. Qu'en est-il exactement? Ces montants consentis par le gouvernement doivent être utilisés aux services des patients. Le pharmacien doit tenir un registre et consigner les dépenses faites selon certains critères décrits par la RAMQ. (...)

Pourquoi les allocations professionnelles? Les allocations ont été depuis plusieurs années une source de financement pour les pharmacies. Est-ce la meilleure façon de financer? Certainement pas. Nous préférerions avoir un honoraire juste et ne pas avoir d'allocations. Mais en ce moment, les honoraires versés par le gouvernement ne couvrent pas nos frais d'exploitation. Le gouvernement fait aussi le choix de permettre les allocations versées par les compagnies génériques pour financer les services que les pharmaciens offrent plutôt que de payer le juste honoraire. Ce sont des décisions politiques pour satisfaire les différentes parties prenantes dans les dossiers.

Concernant notre indépendance professionnelle, nous devons rappeler que c'est le Conseil consultatif de pharmacologie de la RAMQ qui établit la liste de médicaments et le choix du pharmacien porte sur les compagnies listées par lui. Les compagnies sont en concurrence pour nous vendre leurs génériques, en conséquence, les allocations professionnelles devraient donc, par la loi du marché, être similaires d'une compagnie à l'autre.

Comment allons-nous procéder? En premier lieu, nous identifions les ultra-génériques à privilégier, ainsi nous appuyons la recherche et nous rassurons les patients. (...) Deuxièmement, nous privilégions les compagnies qui investissent au Québec et ensuite au Canada. (...)Troisièmement, nous diversifions les achats afin d'obtenir un soutien potentiel du représentant en cas de problème d'approvisionnement.

À propos du commentaire de M. Jean Coutu sur les effets négatifs des allocations professionnelles, il y aura, en effet, moins de dividendes pour les actionnaires des chaînes de pharmacie, mais nous aurons plus d'argent pour soutenir nos services et compenser pour les prochaines coupes annuelles de 133 M$. Le gouvernement a fait baisser les prix des médicaments génériques depuis quelques années, mais il ne pouvait demander davantage aux compagnies pharmaceutiques et aux grossistes. Il a trouvé une façon astucieuse de le faire et ceci par notre intermédiaire. Cependant, nous avons l'odieux de subir la désapprobation publique... (...)

Thina Nguyen

(au nom de 12 pharmaciens du Québec)

Montréal

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