Notre filet social en danger

Depuis que le gouvernement Couillard est en place, le vent de l'austérité... (Archives La Presse)

Agrandir

Archives La Presse

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
La Tribune

Depuis que le gouvernement Couillard est en place, le vent de l'austérité frappe de plein fouet la population du Québec. (...).

Je suis garde-parc technicien en milieu naturel dans un parc de la Société des établissements de plein air du Québec (SÉPAQ), nouvellement élu à la présidence régionale du Syndicat de la fonction publique et parapublique du Québec (SFPQ). Il fut un temps où il y avait suffisamment de gardes-parcs pour patrouiller l'ensemble du territoire et assurer la sécurité du public dans les zones éloignées. Maintenant, à cause des diminutions d'effectifs, les gardes-parcs patrouillent moins et font appel aux pompiers et policiers municipaux pour aller chercher les randonneurs en danger dans les sentiers.

Les travailleuses et travailleurs de la fonction publique - je ne parle ni des hauts fonctionnaires ni des cadres - sont des personnes dévouées : elles traitent vos dossiers, répondent au téléphone, protègent notre environnement, etc. En raison des coupes budgétaires et des départs à la retraite, la charge de travail augmente! Avec la nouvelle vague de départs à la retraite que le gouvernement a décrétée et avec la mise à pied récente de 369 employés au ministère du Travail, de l'Emploi et de la Solidarité sociale, le portrait est plutôt sombre pour l'avenir de notre filet social.

En tant que citoyen, j'aime savoir que les préposés aux communications de la Sûreté du Québec transmettront mes informations rapidement en cas d'urgence; qu'il y a suffisamment de patrouilleurs pour protéger nos parcs contre le braconnage; qu'il y a des techniciens qui s'assurent de la protection de notre environnement; qu'il y a suffisamment de patrouilleurs et d'ouvriers sur la route pour s'assurer de la sécurité des infrastructures; qu'il y a des inspecteurs qui voient à la propreté des aliments dans mon assiette et que si nous perdons notre emploi, il y aura une aide pour que nous en retrouvions un autre rapidement. Le retour à l'équilibre budgétaire ne doit pas se faire au prix d'une hausse des inégalités sociales. Notre système fiscal doit assurer le financement adéquat des programmes et des services publics.

Les solutions? Sabrer dans la sous-traitance, ajouter des paliers d'imposition, lutter contre l'évitement fiscal et réduire les avantages fiscaux consentis aux banques et aux grandes entreprises. Ces mesures totalisent plus de 3,2 milliards $ et le gouvernement les connaît.

Frédérick Dagenais

Président régional SFPQ

Centre-du-Québec, Estrie et Mauricie

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer