Sherbrooke accommode-t-elle vraiment ses piétons?

Il semble que marcher dans les rues de Sherbrooke ne soit pas une activité... (Archives La Tribune, Jessica Garneau)

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Archives La Tribune, Jessica Garneau

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La Tribune

Il semble que marcher dans les rues de Sherbrooke ne soit pas une activité aussi simple qu'on ne le pense. L'autre jour, dans ma grande naïveté, je sors de chez moi et me dirige sur la rue Argyll pour entamer mon parcours. Première erreur.

Il faut comprendre que cette rue n'a pas du tout été envisagée pour faciliter l'accès aux piétons. D'abord, le trottoir change de côté à toutes les intersections, ce qui est très embêtant lorsqu'on circule à pied puisque nous devrions, en théorie, toujours s'assurer de marcher sur une voie sécuritaire. C'est donc en me frayant un chemin entre les voitures qui circulent et celles qui sont stationnées sur l'accotement que je me rends au coin Argyll/Portland pour attendre sagement ma priorité. Deuxième erreur.

Comme je mets le pied sur la voie, j'aperçois le conducteur à ma gauche s'avancer vers moi. Lui aussi a le feu vert pour tourner à droite. Je lui lance un regard sévère et il s'immobilise en soupirant. Excuse-moi d'avoir pris six secondes de ton temps. Je ne sais pas si ma perception est erronée, mais il me semble que la priorité pour tourner à droite (et parfois même à gauche!!!) en même temps que celles pour les piétons est excessivement dangereuse. En effet, je ne compte même plus le nombre de fois où j'ai failli me faire frapper par un conducteur inattentif et/ou qui ne connaît pas assez bien le Code de la route.

Car oui, chers conducteurs, c'est nous qui avons priorité. Mais pouvons-nous vraiment les blâmer? Cette situation se répète quasiment à chaque coin de rue. Il devient dès lors presque aussi dangereux pour ceux qui sont à pied de traverser quand ce n'est pas le temps que de le faire lorsque vient leur tour.

Et je ne parlerai même pas des traverses piétonnières, dont les amendes pour ne pas avoir cédé le passage ne sont vraisemblablement pas encore assez élevées pour qu'on daigne ne serait-ce que de ralentir un peu. Peut-être que la ville de Sherbrooke devrait s'attaquer à sa signalisation routière plutôt qu'à ses conducteurs, car en ce que j'en crois, une grande majorité d'entre eux n'ont pas du tout le bon pied ni le bon oeil.

Laurence Pion

Sherbrooke

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