On joue avec le feu

Stephen Harper... (Archives La Presse)

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Stephen Harper

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La Tribune

L'inquiétude de nombreux parents devant les coupes budgétaires actuelles dans le système d'éducation québécois, qui se révéleront néfastes pour l'avenir de leurs enfants, devient de plus en plus justifiée. Et si on ajoute à cela la disparition des élections pour choisir les représentants aux conseils des commissaires des commissions scolaires, pour les remplacer par des personnes nommées, le gouvernement du Québec amplifie l'obsolescence de son orientation et les conséquences négatives qui en découleront.

«Les hommes construisent trop de murs et pas assez de ponts», disait Isaac Newton. Un commissaire nommé est un mur et un commissaire élu est un pont. Certes, on peut faire valoir que les taux de votation aux élections scolaires sont bas, mais ce n'est pas la bonne raison puisque entre aucun vote et 4,86 % de suffrage, ce dernier point est supérieur à l'autre. Cette démocratie vaut le 20 millions $ qu'elle coûte. On peut reprocher aux commissions scolaires leur carence pour ce qui est de faire connaître qui elles sont et quel est leur rôle, mais de là à enlever la possibilité d'élire les commissaires au scolaire, il y a une marge injustifiable. Les commissions scolaires n'ont qu'à ajuster et améliorer leur façon de faire en matière de communications. En revanche, les citoyens ont aussi le devoir d'aller voter (...). C'est pour le bien de leur collectivité. (...).

Mais, où s'en va le Québec, avec cette suite de nominations dans le domaine de la santé et dans le domaine scolaire, et peut-être dans d'autres, au lieu de favoriser l'approche élective? Depuis les années 60, nous avons une culture de participation et, tout à coup, voilà qu'émerge sans trop d'avertissements, une culture de centralisation nominative. Soyons réalistes, la participation des citoyens est plus probante et il faut la conserver. Le premier ministre du Canada, Stephen Harper, est un centralisateur et depuis qu'il dirige le Canada, nous reculons. Le Québec ne doit pas suivre ce chemin en galvanisant les Québécois à la dynamique participative (...).

En s'attaquant au monde scolaire, le gouvernement du Québec joue avec (...) son avenir où l'éducation est la base incontournable. Et le Québec, par sa distinction nord-américaine, ne peut se payer un tel luxe.

Réjean Beaudoin

Sherbrooke

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