À la défense des fonctionnaires

Les propos du maire de Drummondville, Alexandre Cusson, rapportés dans La... (Archives, La Tribune)

Agrandir

Archives, La Tribune

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
La Tribune

Les propos du maire de Drummondville, Alexandre Cusson, rapportés dans La Tribune du 4 juin, au sujet de la responsabilité des fonctionnaires quant à la lenteur des démarches menant à la construction du campus de l'Université du Québec à Trois-Rivièves (UQTR) à Drummondville, m'ont interloqué.

Selon le maire Cusson, les fonctionnaires du ministère de l'Éducation, de l'Enseignement supérieur et de la Recherche (MEESR) auraient tout fait pour ralentir un projet important pour une région «victime d'un faible taux de diplomation universitaire», parce qu'ils «ne partageaient pas la décision qui avait été prise» par les élus.

Tout en respectant «beaucoup ces fonctionnaires», le maire Cusson leur rappelle qu'ils «n'ont pas été embauchés pour prendre des décisions».

J'invite le maire de Drummondville à relire le Rapport du Vérificateur général du Québec concernant la gouvernance et la gestion des projets immobiliers de l'UQTR, publié récemment.

Les fonctionnaires du MEESR ont souligné à maintes reprises que «les prévisions de l'UQTR relatives à l'effectif étudiant [étaient] trop optimistes» (p.15) et que «le bail que l'UQTR envisageait de signer lui faisait supporter des risques trop élevés par rapport à ceux assumés par la Ville de Drummondville» (p.16).

Concernant l'effectif étudiant, en particulier, le Rapport indique que, selon les prévisions d'une firme indépendante, la construction du campus de Drummondville générera le déplacement de beaucoup d'étudiants du campus de Trois-Rivières et qu'à peine 39 nouveaux étudiants intégreront l'université à la suite de l'ouverture du campus drummondvillois (p.14).

S'il est vrai que les fonctionnaires ne décident pas, comme l'affirme le maire Cusson, ils participent néanmoins au processus de décision en éclairant les autorités politiques. Ce faisant, ils veillent au respect des lois et règlements ainsi que de l'intérêt public.

À la lecture du Rapport du Vérificateur général du Québec, je ne peux que constater la probité des fonctionnaires qui ont été impliqués dans le dossier du campus de Drummondville. À titre de citoyen et de contribuable, je les remercie d'avoir évalué avec rigueur un projet qui apparaît mal ficelé dès le départ.

Mathieu Lavoie

Professeur de philosophie, Cégep de Sherbrooke

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer