Le monologue austère du gouvernement Couillard

Les pharmaciens propriétaires sont des professionnels de la santé, mais aussi... (Archives La Presse)

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Les pharmaciens propriétaires sont des professionnels de la santé, mais aussi des gens d'affaires conscients de la nécessité de participer à l'effort collectif d'assainissement des finances publiques. Ils contribuent grandement et quotidiennement aux soins de première ligne et sont des acteurs souvent discrets, mais très efficaces dans la gestion des soins de santé. Par leur travail avec leurs patients, ils font économiser temps et argent au système de santé, tant par leur contact personnalisé que par le triage des patients qui se présentent devant eux avec des problèmes de santé.

Malgré leur réalisme devant la situation, ils se butent depuis sept mois à une quasi-absence de négociation. Le gouvernement Couillard n'a actuellement qu'un seul objectif : couper 175 millions de dollars dans les honoraires des pharmaciens sans considérer les impacts de ces compressions sur les patients et les pharmaciens.

Ces mêmes pharmaciens propriétaires rencontrent dans leur pharmacie plus de 1,4 million patients chaque semaine, emploient plus de 41 000 personnes, desservent toutes les régions et opèrent des pharmacies qui sont ouvertes en moyenne 72 heures par semaine. Ils en règlent des problèmes de santé de première ligne chaque semaine, les pharmaciens! Mais ça passe souvent inaperçu... Les pharmaciens, eux, le savent et ils sont en colère, non seulement à cause des coupes budgétaires que le gouvernement veut leur imposer, mais aussi devant le manque de respect envers leur travail et l'importance de leur contribution aux soins de santé de première ligne.

Le gouvernement Couillard est sur le point d'infliger des dommages substantiels au réseau québécois des pharmacies communautaires en créant du chômage, mais surtout en réduisant l'accès aux services en pharmacie.

Le gouvernement Couillard s'attaque à des soins de santé performants et, pourtant, il ne semble pas préoccupé des répercussions qu'auront ces compressions sur les patients. Pensée magique, mauvaise lecture de la situation ou de volonté de recherche de vraies solutions durables? Le premier ministre Philippe Couillard et le ministre de la Santé, Gaétan Barrette, mettent en danger tout un pan des soins de santé du Québec. Ils devront assumer seuls la responsabilité des conséquences des compressions qu'ils désirent réaliser à tout prix... Mais à quel prix pour les patients et les soins de première ligne?

Jean Bourcier,

vice-président et directeur général

de l'Association québécoise

des pharmaciens propriétaires

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