Peut-on encore croire à la démocratie à North Hatley?

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Le lundi 4 mai, c'est encore une fois avec une grande frustration et l'impression d'avoir perdu mon temps que je suis sorti de la réunion du Conseil municipal de North Hatley.

Beaucoup de citoyens, venus en grand nombre pour exprimer leur opposition aux changements proposés à la politique de stationnement municipal (suppression des frais de stationnement et abolition du poste de préposé au stationnement), partageaient mes sentiments. Les revenus bruts du stationnement montaient à environ 40 000 $ par année, avec un profit net d'au moins 20 000 $. Les contribuables ont demandé les raisons justifiant l'abandon de ce revenu.

La seule réponse proposée est que cette mesure apporterait des profits supplémentaires aux commerçants. Toutefois, les commerçants n'auront rien à débourser pour ce manque à gagner. Ce sont les résidants, déjà surtaxés, qui subiront les contrecoups de cette nouvelle mesure.

Pourtant un tarif de 1 $ de l'heure avec un maximum de 5 $ par jour n'est certainement pas excessif pour jouir des merveilles de notre beau village. Pour leur part, les contribuables paient entre 10 $ et 40 $ par jour, à longueur d'année, rien que pour le privilège de vivre ici.

De plus, la perte du préposé au stationnement, qui patrouillait dans les rues du village, veillant au respect des règlements, risque fort de nous ramener aux conditions chaotiques du passé. Le maire, en réponse aux citoyens qui s'inquiètent à l'idée de stationnement illégal, répond : «Appelez la SQ... la ville paie pour leur service»!

Bien que tout ceci ne soit pas une question majeure, cela représente un autre exemple évident d'un problème récurrent. C'est que cette longue et par moments très frustrante période de questions révèle que les citoyens n'ont aucun rôle à jouer dans les décisions prises par le conseil, qu'elles soient d'ordre majeur ou mineur. Les décisions sont prises et les motions adoptées une semaine avant la réunion du Conseil lors d'une session de travail à huis clos.

Les réunions publiques mensuelles n'ont d'autre utilité que d'informer la population des décisions prises par le Conseil et autant que je sache, au cours des dernières décennies, les protestations du public n'ont jamais réussi à infirmer une décision ou même à en retarder la réalisation.

Quand poussés un peu plus loin dans leurs retranchements, les conseillers répondent tout simplement que nous les avons élus pour prendre des décisions en notre nom. Ce type de réponse tourne en farce le processus démocratique pour plusieurs raisons. (...)

Mais revenons à notre sujet. Le stationnement municipal a cette particularité qu'il longe deux côtés du site de 3,5 acres où un développement de haute densité est planifié, au coeur du village. Un des deux conseillers qui se sont opposés à la nouvelle politique de stationnement craint que la municipalité ouvre la voie à un stationnement gratuit pour le promoteur, si l'espace qu'il devra allouer au stationnement sur son terrain s'avère insuffisant pour les différents besoins générés par son projet.

Indépendamment des motifs, c'est la façon dont le changement de politique a été mené que je trouve très inquiétante. Cette façon d'agir est tout à fait typique de la manière dont le maire et son conseil traitent les citoyens, avec dédain, montrant clairement qu'ils ne sont pas intéressés à discuter de sujets qui, pourtant, pourraient faire peser de lourdes menaces sur le bien-être de la communauté.

Est-ce que les nouvelles politiques et les nouveaux règlements concernant le projet de développement de 3,5 acres seront adoptés de manière aussi cavalière? Est-ce que la seule alternative laissée aux citoyens sera de poursuivre en justice ses élus?

La Ville utilise l'argent des contribuables pour se procurer les services d'un nouveau conseiller juridique mandaté pour examiner «les questions juridiques touchant le centre du village, incluant le plan de gestion de la zone inondable, le programme particulier d'urbanisme (PPU), la règlementation et tout projet de construction à venir».

Je pourrais ajouter ici, avec un certain cynisme, que le conseil cherche peut-être tout simplement à minimiser les moyens que pourraient utiliser les citoyens pour opposer ce projet majeur. En d'autres mots, nous payons pour «qu'on nous la boucle»!

C'est remarquable de voir les dollars dépensés par une municipalité à court d'argent pour différentes études liées à ce projet immobilier, et ce, malgré le fait qu'on nous a assuré à plusieurs reprises que le promoteur défraierait lui-même tous les coûts que son projet pourrait engendrer.

Michael Grayson

Citoyen inquiet et membre d'Action North Hatley

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