Orford Express: se hâter lentement

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André L'Espérance a surpris la population régionale en annonçant son désir de céder son train touristique à la Ville de Sherbrooke contre ce que le monde ordinaire appelle un « reçu de charité »... et un déboursé municipal de 1 M$ qui servirait à compenser les sommes engagées dans la remise en état des équipements endommagés l'an dernier par un incendie (l'assureur n'ayant couvert que la moitié des pertes).

L'idée d'un train touristique a été une bonne idée. Elle est peut-être une idée qui a encore de l'avenir, même après une interruption d'activité pendant deux années d'affilée.

Toutefois il me semble que les élus sherbrookois doivent faire preuve d'une prudence plus que d'ordinaire avant d'accepter la proposition entre leurs mains. Non seulement parce qu'elle impliquera un déboursé de 1 million $ (ce n'est donc pas à coût nul), mais aussi parce qu'il est assez étrange que, si l'Orford Express fait un profit de 1 million $ par année, ses propriétaires le laissent aller de cette façon.

Les nouveaux projets de M. L'Espérance sont-ils la seule raison de sa décision? Ou est-ce une façon de générer rapidement des liquidités pour ses nouveaux projets avec des actifs déjà amortis en accéléré, tout en se débarrassant des réparations à faire?

Quant aux coactionnaires de M. L'Espérance, qui connaissent déjà l'affaire, pourquoi ne l'achètent-ils pas alors que la Société des transports de Sherbrooke n'y connaît rien et devra faire appel à des compétences extérieures (et à quel prix)?

Se pourrait-il que le marché, surtout québécois, des adeptes du train touristique ait déjà été passablement écrémé et que les perspectives d'avenir soient désormais moins bonnes? Si le train touristique de la Vallée de la Gatineau et celui du Massif de Charlevoix n'opèrent plus présentement, quelle en est la raison la plus fondamentale? Une étude de marché pour les années qui viennent ne serait certainement pas un caprice avant d'accepter le don.

Se pourrait-il aussi que la rentabilité devienne plus difficile dans le monde ferroviaire avec les importantes assurances qui devront désormais être contractées? [...]

Enfin, qu'en serait-il de la voie d'évitement à Magog dont la nécessité paraissait presque vitale lorsque l'Orford Express l'a plutôt brutalement demandée aux autorités magogoises l'année dernière?

Daniel Faucher

Ex-Magogois

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