D'autres solutions pour un budget équilibré

Philippe Couillard... (Archives La Tribune, Jocelyn Riendeau)

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Philippe Couillard

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La Tribune

M. Philippe Couillard, premier ministre du Québec

L'objectif d'atteindre à tout prix l'équilibre budgétaire est certes louable, car on ne devrait jamais dépenser plus que ce que l'on possède. On devrait même adopter une loi pour obliger les futurs gouvernements à présenter et respecter des budgets annuels équilibrés! Toutefois, n'est-il pas important, et même essentiel, de calculer jusqu'où vous pouvez vous permettre d'aller pour renflouer les coffres de l'État?

Quand vous coupez des postes dans la fonction publique, ce sont des pères et des mères et leurs familles qui en souffrent. Quand vous coupez dans les services, c'est encore la même cible, la population qui est touchée. Quand vous refilez des dépenses aux municipalités, ce sont des taxes déguisées qui nous affectent encore!

Avant d'avoir pris des décisions qui amènent l'austérité et un ralentissement de l'économie (...), avez-vous songé sérieusement à d'autres moyens qui ne touchent pas le citoyen? Il me semble que non.

Voici des suggestions que je crois possibles. Une meilleure planification du budget pour se limiter à l'essentiel et éviter de grosses erreurs comme celle de la fabrication de la route dans le Nord qui a coûté 40 millions $ et qui ne mène nulle part! Et les locomotives de Bombardier pour Montréal payées trop cher et jugées non essentielles (...). Deuxièmement, une enquête approfondie pour retrouver les millions $, sinon les milliards $, placés dans les paradis fiscaux et qui ont échappé à l'imposition de taxes (...). Troisièmement, taxer les communautés religieuses qui ne paient pas d'impôt depuis des décennies (...). Quatrièmement, nationalisez l'eau de nos rivières afin d'obliger les compagnies québécoises et, surtout américaines, à payer des redevances. (...).

En outre, dans le domaine médical, il y a des ajustements à faire dans les coupures de services sans punir tout le monde (...).

Finalement, concernant le poste de lieutenant-gouverneur, ne serait-il pas temps de l'abolir définitivement?

Voilà, M. Couillard, quelques suggestions constructives et réalistes; du moins, ne valent-elles pas la peine d'être essayées pour calmer la frustration de la population? Peut-être cela vous permettra-t-il d'avoir un autre mandat lors des prochaines élections? N'oubliez pas la devise québécoise : «Je me souviens». À bon entendeur, salut.

Serge Gingras

Sherbrooke

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