TDAH: des parents déçus par la CSRS

Ma conjointe et moi avons le bonheur d'avoir deux garçons. Ils sont beaux,... (Archives La Tribune, Jessica Garneau)

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Ma conjointe et moi avons le bonheur d'avoir deux garçons. Ils sont beaux, forts, en santé. Mais la nature a fait en sorte que le plus vieux, 8 ans, soit atteint de dysphasie sévère accompagnée d'un TDAH (trouble de déficit d'attention avec hyperactivité).

Son frère âgé de 6 ans est TSA (trouble du spectre de l'autisme) avec, lui aussi, un TDAH. Nous sommes une famille composée de deux parents professionnels de la santé, qui composent avec un réseau « malade », en plus des défis quotidiens qu'est la réalité de nos deux enfants.

Nous sommes installés à Bromptonville pour bénéficier des avantages qu'offre une grande commission scolaire. Mais voilà le malheur, une grande commission scolaire amène aussi un grand territoire desservi.

Les services pour un dysphasique se donnent dans une classe spécialisée en communication, regroupant des enfants avec des besoins spécifiques en troubles du langage. Les enfants du secteur de Bromptonville sont desservis par l'école Brébeuf, au centre-ville de Sherbrooke. Bien que hors du quartier de résidence, la distance semblait adéquate.

Or, comble du malheur, la Commission scolaire de la Région-de-Sherbrooke (CSRS) a décidé que la classe spécialisée en communication déménageait, se regroupait avec d'autres classes, et ce dans un but d'économie. Ce déménagement va se produire l'an prochain, et pas n'importe où, mais à l'école Boisjoli, dans le secteur Rock Forest.

Imaginez être un enfant différent et ostracisé, parce qu'affligé d'un trouble du langage, qui ne côtoie pas son voisinage en milieu scolaire, à qui on préconise la stabilité au maximum pour favoriser un bon développement, et que subitement on « déménage », à qui on va faire subir plus d'une heure de berline le matin pour se rendre dans son nouveau milieu académique, soit perdre plus de deux heures par jour en voyagement, car la CSRS en a décidé ainsi.

J'espère que mon deuxième fils, qui va présentement à l'école Ste-Anne au centre-ville, ne vivra pas le même sort l'an prochain, encore dans un souci économique. En attendant, je garde l'oeil bien ouvert sur les agissements de la CSRS, et ce, pour le meilleur de mes enfants et leurs copains de classe.

Jocelyn Dupuis

Sherbrooke

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