Nouvel incubateur d'entreprises : en français SVP!

Chloé Legris... (Archives La Tribune)

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Chloé Legris

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Dans La Tribune du 20 mars, Journée internationale de la Francophonie, Mme Chloé Legris parle avec enthousiasme du lancement du nouvel incubateur d'entreprises de Sherbrooke, appelé Espace INC.

Cet incubateur paraît fort intéressant et pertinent.

J'ai toutefois été fort agacé, pour ne pas dire choqué, par la piètre qualité du vocabulaire de Mme Legris, sa directrice générale.

Celle-ci nous informe que lors de la journée du lancement, demain, les participants assisteront à une séance typique d'elevator pitch.

On y apprend aussi que des ententes ont été signées avec quatre startups de la catégorie des entreprises en démarrage qui sont en mode accélération et six avec des startups qui sont dans une phase plus embryonnaire de leur développement.

Par ailleurs, d'autres entrepreneurs, nous dit-on, pourront travailler dans des espaces de coworkingaménagés pour favoriser les échanges.

Enfin, on apprend que les événements Startup Week-end et Startup Drinks pourraient se tenir dorénavant à la Maison de l'entrepreneur.

Dans le deuxième article consacré au même sujet (...), la journaliste rapporte les propos de deux entrepreneurs : «Ce lieu est créé autant pour celui qui aura une bonne idée de business dans six mois que pour celui qui en est à son sixième startup».

Ce charabia «anglomondialiste» n'a rien de très surprenant quand on constate que les interlocuteurs du premier ministre Philippe Couillard l'utilisaient avec une espèce de fierté «moi aussi je sais parler comme les grands maintenant», lors de la récente visite d'une délégation ministérielle en France.

(...). À Sherbrooke, nous avons une université et, à cette université, il y a une Faculté des lettres et sciences humaines. Si on y faisait appel, on trouverait sans doute de multiples ressources pour aider à identifier ou à créer des formulations françaises capables de qualifier les entreprises en démarrage, leurs processus évolutifs, leur mode de fonctionnement convivial et les occasions de rencontre permettant aux entrepreneurs d'attiser leur passion pour les affaires et pour l'innovation.

Si certains mots n'existent pas encore en français contemporain, il serait préférable de ne pas attendre l'Office de la langue française ou l'Académie française. À la vitesse que l'anglais gagne du terrain, nous ferions oeuvre utile de diffuser sans attendre un vocabulaire français adéquat, voire innovateur.

Daniel Faucher

Eastman

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