Des compressions qui pénalisent la population

Philippe Couillard... (Archives, La Tribune)

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Philippe Couillard

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La Tribune

Monsieur Philippe Couillard,
Premier ministre du Québec,

Je suis une femme, une mère de famille, je travaille pour la défense des droits des personnes handicapées et j'ai un salaire en bas de la moyenne, mais j'aime ce que je fais. Je crois sincèrement que les groupes de défenses des droits doivent exister pour les personnes en situation précaire et pour lutter contre des mesures qui ne tiennent pas compte des besoins de toute la population. (...). Je dois reconnaître que plus vous imposez vos décisions, plus je suis inquiète pour l'avenir de notre société.

Lorsque je vois un investissement de 4,9 milliards $ pour les routes, une augmentation de la TVQ, une diminution d'impôt (pour qui?) et une augmentation de vos salaires, j'ai envie de crier, de crier à l'injustice et à l'égoïsme. Pourquoi? Parce que vous coupez ici et là, surtout dans la classe moyenne et chez les personnes qui n'ont pratiquement pas de revenu dû à leur condition physique ou intellectuelle. Les organismes communautaires n'ont pas de financement adéquat. Les travailleurs comme moi, qui oeuvrent pour le bien commun et pour le respect et l'intégrité de tous, doivent majoritairement travailler à des salaires moindres, sans assurances collectives et sans régime de retraite. Après, vos ministres viennent dire que nous sommes braillards.

Vous coupez le budget ou modifiez les critères de plusieurs programmes rendant l'acceptation de projet tellement difficile que cela a le même effet que le non-financement. Plusieurs projets de logements adaptés, de maisons de répit pour les familles ayant un enfant handicapé, des programmes d'adaptations de véhicule ou de maison se trouvent soit en attente (...) ou soit les organismes qui peuvent les aider ferment. Je comprends que vous devez faire des choix, qu'il faut diminuer la dette, mais il y a beaucoup d'autres endroits où trouver de l'argent.

(...). Réfléchissez, il n'y a pas que les personnes plus riches qui financent les partis politiques qui vivent au Québec. Il y a des hommes et des femmes qui font tout pour avoir une qualité de vie acceptable malgré des circonstances hors de leur contrôle et une dignité et vos choix affectent ces vies déjà précaires. Sont-elles moins importantes que les autres?

Marick Tessier

Directrice de l'Association des personnes handicapées de la MRC de Coaticook

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