Le Renouveau sherbrookois désire-t-il une opposition?

Bernard Sévigny... (Archives, La Tribune)

Agrandir

Bernard Sévigny

Archives, La Tribune

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
La Tribune

Des élus sherbrookois ont exprimé, le 15 février dernier, en leur nom et visiblement aux noms d'autres collègues, leur ras-le-bol sur la façon dont les choses se passent à l'hôtel de ville. Outre un manque de transparence, plusieurs dossiers sont montés sans consultation, sans vision et souvent en excluant les conseillers qui ne font pas partie de la garde rapprochée du maire, sinon du Renouveau sherbrookois (RS). Tout cela est déplorable et condamnable. De fait, il est de plus en plus évident qu'il existe un clivage au conseil municipal, à savoir qu'il y a les élus membres du RS d'un côté, et leurs adversaires de l'autre, pour employer l'expression utilisée par le maire Bernard Sévigny.

Le Mouvement Sherbrooke Démocratie (MSD) désapprouve vivement cette vision selon laquelle il y aurait maintenant à Sherbrooke de « bons élus » et de « mauvais élus ». À notre connaissance, tous les conseillers présents au conseil municipal y sont à la suite d'un processus démocratique et tous désirent représenter les Sherbrookois du mieux qu'ils le peuvent. Surtout, tous ont à coeur le développement et le rayonnement de notre ville, ce qui n'est pas et ne devrait pas être le fait d'une seule personne ou d'un parti politique.

Nous nous inquiétons par ailleurs du fait que le RS semble de plus en plus ouvertement en faveur de la création d'une opposition « officielle ». Les propos du maire Sévigny au dernier conseil municipal tendent en ce sens : « Que ce soit formel ou informel que des conseillers se regroupent pour prendre des positions, est-ce qu'on appelle ça un parti? C'est sûr qu'il y a une forme d'opposition qui s'organise. Il ne faut pas s'en scandaliser. » Nous sommes d'avis qu'en qualifiant « d'opposition » les conseillers qui se montrent parfois perplexes quant aux dossiers qu'ils doivent entériner, le RS veut légitimer son existence pour se targuer d'être le parti qui fait avancer les choses à Sherbrooke.

Le MSD déplore la présence d'un parti politique à l'hôtel de ville de Sherbrooke dont les seuls impacts semblent être la polarisation des idées et des élus et une plus grande opacité dans la prise de décision. Puisque ces effets pervers dont nous sommes témoins aujourd'hui ont toutes les chances de s'accentuer avec l'apparition d'un parti d'opposition, nous sommes assurément sceptiques quant aux bénéfices qu'un tel développement pourrait avoir à Sherbrooke.

Finalement, considérant la possible réduction du nombre d'élus en 2017, advenant l'adoption par Québec du projet de réforme des arrondissements, le MSD craint le résultat pernicieux d'une concentration des pouvoirs aux mains de quelques individus. Cela réduirait encore davantage la place pour les débats d'idées. Afin d'éviter la division au sein du conseil au détriment du bien de tous les Sherbrookois, la partisanerie doit être exclue de la politique municipale. Il apparait primordial que tous les conseillers travaillent de concert. Nous en sortirons tous gagnants.

Claude Dostie Jr

Évelyne Beaudin

Mouvement Sherbrooke Démocratie

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer