La coopérative avait une vision

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Imacom, Frédéric Côté

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La Tribune

Permettez-moi d'utiliser votre tribune pour rendre hommage aux membres de la Coopérative de solidarité du Mont Orford que j'ai eu le bonheur de représenter au sein du conseil d'administration.

J'habite temporairement à l'autre bout du monde, mais je continue à lire vos pages avec le plus grand intérêt et je serais vraiment désolée si les médias ne retenaient de notre Coopérative que les aspects économiques ou politiques, car c'était tellement plus que ça!

(...)

La Coopérative de solidarité du Mont Orford, ce n'était pas d'abord un mode de gestion, mais avant tout une vision. Plusieurs centaines de personnes qui partageaient leur amour de la montagne, qui se faisaient confiance, qui voulaient « créer ensemble », et qui étaient convaincues que le modèle coopératif est de loin le mieux adapté à la réalisation collective d'un projet.

Au contact des membres coopérateurs, j'ai raffiné ma compréhension du développement durable. Ce dernier doit nécessairement passer par l'engagement du plus grand nombre, car le monde est devenu trop complexe pour être la responsabilité de quelques-uns. À cet égard, les membres de la Coopérative du Mont Orford constituaient un incomparable réservoir de compétences et d'expériences diverses, une grande source de créativité et un puits d'énergie pour inventer le monde qu'on aimerait bien laisser aux futures générations.

Deux visions du monde se sont affrontées dans ce qu'on appelle la « saga du Mont Orford ». Pour les uns, la montagne est avant tout un instrument de développement économique et un attrait touristique, pour les autres elle est d'abord un lieu d'appartenance, une source d'inspiration et de respect, un objet d'attachement. Pour les uns, les élus sont des fondés de pouvoir chargés de gérer le bien public, pour les autres, ce sont des représentants choisis pour faciliter la réalisation de nos projets collectifs. Mais dans un monde qui se complexifie constamment, toutes les visions sont bienvenues et c'est pourquoi mes collègues n'ont pas hésité à proposer une fusion avec la Corporation Ski et Golf Mont Orford. Je crois que cette collaboration aurait été fructueuse. Malheureusement, rien dans la lettre que nous avons reçue au début de janvier ne laissait supposer que la « porte restait ouverte au modèle coopératif ».

Andrée Mathieu

Citoyenne de Magog

Professeur de développement durable à la retraite

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