La rivière Magog de moins en moins accessible

Il est triste de constater que la Ville de Sherbrooke prévoit se départir d'un... (Archives La Tribune)

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Il est triste de constater que la Ville de Sherbrooke prévoit se départir d'un lieu très apprécié par de nombreux citoyens.

Je parle ici de l'ancien édifice de CHARMES, de son stationnement et surtout de sa descente de bateau au bout de la rue Sainte-Thérèse.

Kayakiste et amant de la rivière Magog depuis plus de 30 ans, j'ai vu disparaître les accès à la rivière les uns après les autres. Il y a eu celui au bout de la rue Laflèche, de la rue Genest, de la rue Lisieux et, du côté nord de la rivière, celui de la rue des Quatre Pins.

L'accès à la rivière pour les canots, les bateaux et les kayaks est devenu tristement restreint. L'une des dernières descentes pour bateau qui reste, celle de la rue Sainte-Thérèse, est aussi un endroit pour la pêche et un lieu de rencontre pour beaucoup de citoyens de l'ouest de Sherbrooke et bien d'autres personnes.

On veut éliminer cet endroit fréquenté par la population locale, pour le destiner à une élite avec la construction d'un SPA urbain en bordure de la rivière. Ce SPA sera accessible principalement aux nantis de ce monde, notamment les propriétaires de condos (en construction) et les locataires des logements de luxe des environs.

Les enfants et adultes du quartier ouest qui se sont approprié ce lieu pour pêcher et socialiser, depuis longtemps, seront dorénavant exclus. Malheureusement, ces derniers n'ont pas de voix pour protester. Un bon jour, ils vont tout simplement se river le nez devant un accès interdit, sans préavis ou consultation. Plusieurs plaisanciers qui viennent de l'extérieur de Sherbrooke subiront le même sort.

Certes l'Association des riverains ne s'oppose pas trop, car ses membres ont déjà un accès personnel privilégié au cours d'eau.

Le site de la rue Sainte-Thérèse est un lieu communautaire où kayakistes, pêcheurs et plaisanciers peuvent profiter d'une richesse commune soit la majestueuse rivière Magog.

Au nom des utilisateurs de cet endroit, je vous dis chers décideurs de laisser cet accès disponible à tous. Une rivière appartient à un peuple et non pas uniquement à quelques individus privilégiés.

Clôde Beaupré

Sherbrooke

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