Steve Lemay, vous connaissez?

Un bon vieux curé, bedonnant, presque chauve, 80 ans, se permettant des excès... (Archives La Presse)

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La Tribune

Un bon vieux curé, bedonnant, presque chauve, 80 ans, se permettant des excès de table. Ses sermons vous endorment et il s'ennuie du latin.

Je fais erreur... un peu. Va pour le début d'embonpoint... et la calvitie. Par contre, les homélies du curé de Lac-Mégantic, qui célébrera sa dernière messe dimanche, sont d'une rare profondeur, toujours empreintes d'une grande sagesse (...).

Mais pour lui rendre justice, je dois laisser parler mon coeur.

Steve, ton séjour ici me permet d'affirmer que le message de Jésus-Christ est un hymne à la joie. Comme dirait notre pape François, tu incarnes mieux que quiconque « la joie de l'Évangile ». Ceux pour qui l'Église et la religion sont des antiquités auraient avantage à connaitre l'homme que tu es.

L'homme d'Église : tes paroles toujours tournées vers l'espérance, autant dans les moments difficiles de notre communauté que dans les drames des paroissiens. Je peux témoigner que tu étais d'un conseil avisé et connecté directement avec l'Esprit Saint.

L'administrateur : tu as su traverser une tempête qui s'annonçait orageuse. Tu as fait cheminer ton monde vers la réalité : une église devait être sacrifiée. Tu as donné du temps à chacun de faire son deuil, et tranquillement les faire tourner vers l'avenir.

Le témoin joyeux. Cette facette est à mes yeux la plus importante. Tu m'as démontré que Jésus nous veut joyeux, que la religion n'avait rien de triste. Ta joie de vivre, tes nombreuses histoires, tes folies, nos fous rires mémorables resteront parmi mes meilleurs souvenirs. Tu as dépoussiéré les images que l'on se fait de l'Église et tu les as recouvertes de cette couleur qui fait sourire, qui apporte la joie et qui apaise l'âme.

La tristesse devrait nous habiter. Mais ce serait égoïste de vouloir te garder. La charité chrétienne doit au contraire nous rendre joyeux de savoir que d'autres auront le privilège de te découvrir et de t'apprécier. Tu as donné le meilleur de toi-même, nous t'en sommes reconnaissants. Le plus bel héritage de toi sera de continuer à faire vivre la joie évangélique autour de nous, dans ce qu'elle a de plus vivant.

Tu ne voulais pas d'hommage, je comprends. Mais (...) tous savent quel grand homme tu es!

Bonne route cher ami en Jésus-Christ.

Guy Gagnon,

Diacre permanent

Lac-Mégantic

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