Pourquoi pas des infirmières spécialisées?

Au début et à la fin de 2014 j'ai dû être hospitalisé pour des périodes de sept... (Archives, La Tribune)

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Au début et à la fin de 2014 j'ai dû être hospitalisé pour des périodes de sept puis de six jours à l'hôpital de Thetford Mines. Dans les deux cas, dès mon admission à l'urgence, j'ai reçu des soins que je qualifierais d'excellents et rapides et je n'ai que des remarques positives pour tout le personnel hospitalier. Mon commentaire touche un autre problème.

Il a été démontré que nous avons au Québec plus de médecins per capita que les autres provinces, dont l'Ontario à laquelle il est plus réaliste de se comparer. Par contre, en même temps, un très grand nombre de nos citoyens ne peuvent pas bénéficier des services d'un médecin de famille. Cette situation mérite d'être examinée.

Lors de ma deuxième hospitalisation de six jours, dans les cinq jours qui suivirent mon admission, je reçus quatre visites journalières de la part de trois médecins généralistes différentes. Elles voyaient tour à tour les patients de la chambre et posaient quelques questions pour déterminer s'il y avait amélioration ou détérioration de la situation de chacun. Ce n'était clairement pas une visite médicale poussée.

C'est alors qu'il m'a semblé que ce travail de suivi, quoique nécessaire, aurait très bien pu être accompli par une infirmière spécialisée (super-infirmière) et cela à moindre coût. Les médecins généralistes concernés auraient ainsi gagné du précieux temps pour faire plus de bureau et ainsi diminuer le nombre de citoyens recherchant un médecin de famille. À l'évidence, il est plus contraignant de pratiquer en bureau que dans un hôpital où des services et du personnel remplaçant sont plus facilement disponibles lorsqu'on doit s'absenter pour des raisons personnelles ou autres. Il faut toutefois admettre que ces inconvénients sont compensés par un revenu très respectable.

Je ne prétends pas ici tenter de résoudre le problème des services médicaux au Québec qui est très complexe, mais il faut tout de même se poser cette question : pourquoi les infirmières spécialisées sont-elles si bien utilisées dans les autres provinces, alors que chez nous il semble y avoir une résistance larvée à leur utilisation à plus grande échelle? Sans compter que le manque de médecins de famille est indiscutable et doit être comblé.

Luc Michel

Stratford

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