Des propos inexacts et déshonorants

Jean-Luc Mongrain... (Archives La Presse)

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Jean-Luc Mongrain

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La Tribune

J'écris cette lettre à titre d'étudiante à la maîtrise en études du religieux contemporain à l'Université de Sherbrooke. Mercredi dernier, paraissait dans La Tribune un article citant M. Jean-Luc Mongrain (Jean-Luc Mongrain se prononce).

Il est de mon devoir en tant qu'étudiante de rectifier les propos qu'a tenus M. Mongrain (...) et de spécifier certains aspects. Je rappelle tout d'abord que M. Mongrain a été en effet un étudiant diplômé de la Faculté de théologie de l'Université de Sherbrooke en 1975.

Ensuite, il est à noter que sa femme, Lynda Durand, est la présidente du conseil d'administration de l'Université de Sherbrooke, laquelle aura la lourde responsabilité de se prononcer sur l'avenir de la Faculté de théologie et d'études religieuses. M. Mongrain semble avoir omis de spécifier qu'il a été nommé en 2004 ambassadeur de ladite Faculté de théologie et d'études religieuses.

M. Mongrain mentionne : «Une université suit le profil de la société qu'elle doit servir. Si la société ne voit pas l'importance de cette formation, alors il n'y en a pas». Je me dois de lui donner tort, surtout lorsqu'on regarde ce qui se passe dans le monde au nom de la religion. Les études religieuses permettent de mieux saisir les religions, de mieux comprendre la complexité de chaque croyance religieuse.

Nous avons une ouverture objective sur le fait religieux. Ces études permettent de modérer certains discours religieux, ce qui contribue à un mieux vivre collectif.De plus, il mentionne qu'il n'est pas certain qu'une «faculté doit demeurer pour 20 ou 30 étudiants». Je ne sais pas où il a pris ces chiffres, mais c'est de la mauvaise information. En fait, nous sommes près de 350 étudiants, qui sont inscrits à une douzaine de programmes différents, tous cycles confondus. Les programmes qu'offre la Faculté de théologie et d'études religieuses sont différents de ceux des universités à Montréal ou de l'Université Laval.

Nos programmes investissent le créneau novateur des études du religieux contemporain, tout à fait pertinent dans le contexte actuel. Je trouve disgracieux et déshonorant qu'un ancien diplômé et un ambassadeur de la spécificité sherbrookoise suggère si cavalièrement de renvoyer les étudiants - dont moi-même - à Montréal ou à Québec.

Rachel Genest,

Étudiante à la maîtrise en études

du religieux contemporain

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