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Sauvons notre faculté de théologie et d'études religieuses

Monseigneur Luc Cyr, chancelier de l'Université de Sherbrooke (Archives La Tribune)

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Monseigneur Luc Cyr, chancelier de l'Université de Sherbrooke
Professeure Luce Samoisette, rectrice

Dans la foulée des sévères compressions budgétaires, pourquoi ne pas sacrifier la faculté de théologie à l'Université de Sherbrooke? L'enjeu est de taille. Un centre universitaire sur le religieux contemporain plutôt qu'une vraie faculté ne serait-ce pas suffisant et satisfaisant?Quel est l'argumentaire évoqué à l'appui d'une telle fermeture? Quelle belle occasion de faire preuve d'« opportunisme » pour régler, une fois pour toutes, le « cas » de la faculté de théologie?

Dans une société marquée par l'utilitarisme et par la pensée unique en faveur du seul développement économique, n'est-il pas logique de mettre en question l'utilité de la faculté de théologie?

Pourquoi se préoccuper d'une pensée et d'une vision du monde de nature théologique? (...)

Sûr, une faculté de théologie ne sera jamais «payante»; mais est-ce l'unique unité de mesure? L'Université de Sherbrooke sans sa faculté de théologie sera une université incomplète qui s'est auto-amputée de l'une de ses composantes essentielles! Une faculté de théologie n'est-t-elle pas un symbole puissant? (...)

J'invite les autorités à prendre toute la mesure de cette décision, de son caractère irrévocable et à penser au futur. Il y a des décisions qui durent et des responsabilités qui pèsent!

Quelles valeurs et quelle conception de la personne humaine fondent notre université? Quelle société voulons-nous construire? Sur quels critères s'appuient ses décisions relatives aux coupes budgétaires? Doit-on choisir le type d'étudiant (e) s que l'on désire former?

Se contenter d'un centre universitaire sur le religieux contemporain et sacrifier les concepts « faculté » et « théologie » : NON MERCI.

Rappelons la crise analogue en 1985 et l'intervention décisive de Monseigneur Fortier pour assurer la sauvegarde de notre faculté! Respectons l'histoire!

Soulignons, enfin, la position de la Fédération étudiante universitaire du Québec : « Nous voyons aujourd'hui l'inimaginable se produire : une faculté entière devra fermer... à Sherbrooke. »

Dans le contexte global actuel, je crois qu'il est essentiel de préserver notre faculté de théologie et d'études religieuses et même, au contraire, de favoriser son développement.

Daniel Bergeron

Sherbrooke

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