Magog est sur la bonne voie

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La Tribune

Le temps a donné raison aux citoyens de Magog de vouloir écarter les compteurs intelligents. Dans son rapport 2014, le vérificateur général de l'Ontario mentionne que le projet de compteurs intelligents est un échec. Il en résulte une augmentation de la facture d'électricité et la tarification horaire n'a pas d'impact sur la consommation d'électricité.

Ce mode de facturation qu'Hydro-Québec projette également d'implanter avec le compteur intelligent impose un tarif plus élevé aux heures de pointe. Or, les familles ayant peu de latitude pour l'horaire des repas et les activités des enfants n'ont d'autres choix que de payer plus cher pour leur électricité à ces moments de la journée.

Ces nouveaux compteurs électroniques produisent une facture d'électricité plus élevée parce qu'ils mesurent les watts avec plus de précision que le traditionnel compteur à roulette. Cet aspect a été malheureusement ignoré lors des audiences de la Régie de l'énergie en 2012, pour l'autorisation de l'usage de cette nouvelle technologie par la société d'État.

Hydro Québec s'appuie sur le Code 6 de Santé Canada pour nous dire que les compteurs intelligents sont inoffensifs. Le Code 6 n'a guère changé depuis 1999. Il ne vise qu'à l'évitement de brûlures en situation d'exposition moyenne aux ondes électromagnétiques pour 6 minutes. Les compteurs intelligents émettent des ondes pulsées atypiques une ou deux fois par minute, 24 h durant, qui exposent toutes les parties du corps. Sur l'aspect biologique, il s'agit de la pire forme d'exposition aux champs électromagnétiques que nous puissions avoir dans nos résidences. Les effets à long terme ne sont pas connus. Pour illustrer le phénomène des ondes pulsées, une détonation fait sursauter, mais une minute plus tard on reprend ses esprits. À une ou deux détonations par minute on n'a pas le temps de se ressaisir, le stress et les dommages s'installent en permanence. Un nombre croissant d'études le démontrent. En juillet 2014, une cinquantaine de scientifiques enjoignaient à Santé Canada d'abaisser les niveaux d'exposition admissibles. Récemment, le Dr Anthony B. Miller, directeur de la division de l'épidémiologie à l'Institut national du cancer, de 1971 à 1986, et professeur émérite de santé publique à l'Université de Toronto déconseillait l'usage du WiFi dans les écoles.

Si on n'est pas tout à fait convaincu par les dernières recherches scientifiques, sachons que l'organisme international d'évaluation des risques pour les assurances, la SwissRe SONAR, a classé en 2013 les champs électromagnétiques dans la catégorie « risque élevé ».

Les municipalités sont les intervenants de première ligne pour la protection de la santé et de la sécurité de leur population. L'imposition forcée des compteurs intelligents pourrait contrevenir à plusieurs lois, notamment la Loi de l'environnement et la Charte des droits et libertés de la personne.

Marc Robert

Porte-parole d'Estrie Refuse

Pour une version avec les liens:

http://estrierefuse.wordpress.com/

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