On est en droit de se poser des questions

Dans notre société, dite moderne et évoluée, certaines questions sont ignorées... (Archives La Presse)

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La Tribune

Dans notre société, dite moderne et évoluée, certaines questions sont ignorées par nos dirigeants politiques car elles sont dérangeantes ou dispendieuses. (...). Voici quelques interrogations qui m'apparaissent importantes et essentielles...Pourquoi des recours collectifs de fumeurs et de gouvernements sont-ils permis sachant que ces fumeurs connaissaient les conséquences néfastes de la cigarette, et surtout qu'on ne les a pas forcés à fumer? Quant au gouvernement, en permettant aux compagnies de cigarettes d'exister pour en retirer des taxes, n'y a-t-il pas là une certaine association entre les deux qui devrait éliminer tout recours entre eux?

Pourquoi continuer à appuyer un système gouvernemental avec des partis politiques où l'un essaie continuellement de contrer toutes les décisions du gouvernement en place et où les membres doivent suivre la ligne du parti?

Pourquoi ne pas remettre la peine de mort pour les tueurs en série (...) et ceux qui ont tué avec préméditation (...)?

Pourquoi certaines gens sont-ils contre les caméras de surveillance dans les lieux publics et contre l'interdiction du port de masques lors de manifestations, s'ils n'ont rien à se reprocher? (...). Ne joue-t-on pas ainsi le jeu des mal intentionnés et ne complique-t-on pas le travail des policiers? (...).

Pourquoi le gouvernement permet-il sur le marché des autos pouvant aller à une vitesse supérieure à 120 km/h, sachant que dépasser cette vitesse est illégal et dangereux?(...).

Pourquoi les prisonniers avec des moyens financiers reçoivent-ils un salaire, alors qu'ils devraient plutôt payer pour leur incarcération (logis, nourriture, soins médicaux)?

Plusieurs prétendent qu'il existe deux justices: une pour les riches et une autre pour les moins bien nantis. Peut-on songer qu'un jour notre société trouvera un moyen d'équilibrer les chances de justice pour un David contre Goliath (ex.: citoyen de base qui poursuit une multinationale: cette dernière possède un meilleur avocat et étire le temps jusqu'à l'épuisement psychologique et financier du simple citoyen)?

Le jour où on s'attaquera mondialement à régler les grands problèmes (famine, pauvreté, dictatures, etc.) (...), il y aura moins de violence sur notre planète. Combien de temps comme société et être humain pouvons-nous continuer à ignorer la pauvreté et la faim (...)?

Le Québec manquant de médecins, pourquoi n'accepte-t-on pas les immigrants diplômés, avec une mise à niveau de leur formation si nécessaire? (...).

La pollution devenant un problème sérieux et le Québec possédant des surplus en électricité, pourquoi ne pas encourager davantage et plus rapidement les autos électriques? (...).

Comment expliquer qu'aux États-Unis l'asphalte est beau et durable, tandis qu'au Québec c'est plein de fissures et de trous?

En dehors des heures de pointe, quant à avoir une ou deux personnes par autobus, pourquoi la Ville n'achèterait-elle pas quelques minibus de 20 places environ? Ce serait sûrement plus économique (...).

Pourquoi les organismes religieux sont-ils encore exemptés de taxes alors que le gouvernement cherche des entrées d'argent?

J'espère que nos deux députés donneront suite à ces questions par des gestes concrets.

Serge Gingras

Sherbrooke

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