La politique familiale, c'est un investissement

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Certains disent que la gratuité en santé est une chose normale, mais que la contribution réduite pour les services de garde, destinés à aider nos enfants à bien entreprendre leur vie, est exagérée!

Est-ce que ces personnes savent que seulement 3,5 % du budget du Québec est investi pour la famille, alors qu'au niveau de la santé c'est 43,5 % du budget qui y est consacré?

Je parle d'investissement, car l'avènement de la politique familiale du Québec avec les Centres de la petite enfance (CPE) à contribution réduite a permis à 70 000 femmes de trouver le chemin de l'emploi et par le fait même permis à l'État québécois d'engranger 5,1 milliards $ en impôts.

Malgré cela, pour certains, il est beaucoup plus important de prendre soin de sa santé que de prendre soin de ses enfants!? J'espère que les personnes qui pensent comme cela ne fument pas, mangent bien et font de l'exercice, car une partie du budget de la santé est investie pour des personnes qui ne font aucun effort en ce sens.

Savez-vous que le Canada investit seulement 1,5 % de son PIB pour la famille et que l'Organisation de coopération et de développement économique (OCDE) classe le Canada 31e sur 34 pays à ce chapitre. Une chance que le Québec est là pour faire augmenter la moyenne, car le Canada serait probablement bon dernier parmi les pays civilisés.

Savez-vous que le Canada investit seulement 1,5 % de son PIB pour la famille?

Un peu d'histoire pour ceux et celles qui ont de la difficulté avec la devise du Québec. Ma génération sait très bien que les familles nombreuses ont littéralement mis le Québec sur la « mappe ». Les « boomers » peuvent dire merci à la religion, car beaucoup d'entre nous ont été conçus « à la grâce de Dieu ». Nos mères devaient faire des enfants!

Aujourd'hui grâce à la politique familiale, plutôt que devoir faire des enfants, notre société moderne fait en sorte que les femmes sont davantage disposées à avoir des enfants!

À ceux qui pensent encore que les femmes doivent rester à la maison pour s'occuper de leurs enfants, je les invite à bien noter tout le sens du sage proverbe africain suivant : « Ça prend tout un village pour élever un enfant ». Et je leur rappelle que les journées durent 24 heures et que le soir, la nuit et les fins de semaine, les parents s'occupent de leurs enfants.

Réfléchissez bien et soutenez la politique familiale si vous croyez que notre petit village Gaulois dans le nord de l'Amérique mérite d'exister avec sa force et sa diversité pour de nombreuses années. N'oubliez pas le passé et investissez pour les générations à venir!

Bernard Beaupré

Sherbrooke

Oeuvrant en petite enfance

depuis plus de 30 ans

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