Choisir ses batailles

Depuis quelques décennies, nous exigeons d'avoir tout des gouvernements. Je... (Imacom, Jocelyn Riendeau)

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Imacom, Jocelyn Riendeau

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La Tribune

Depuis quelques décennies, nous exigeons d'avoir tout des gouvernements. Je crois bien que cela a commencé le 1er novembre 1970 lors de l'entrée en vigueur de la « gratuité » des soins de santé, chose tout à fait louable et même essentielle. Mais de là à payer si peu pour la garderie de nos enfants, il y a une grossière incongruité.

Je retourne en 1973 quand mon mari et moi avions un revenu hebdomadaire brut de 165$ et que la gardienne coûtait 5 $ par jour, ce qui représentait 15,15% de notre revenu de couple. Trois années plus tard, la gardienne nous demandait 7 $ par jour, soit 17,76%. Nous recevions alors une allocation familiale du gouvernement d'environ 14 $ par mois.

Aujourd'hui, si une personne seule travaille 35 heures et qu'elle gagne le salaire minimum, son revenu brut est de 362,25 $ et la gardienne lui coûte 7,30 $ par jour donc 36,50$ par semaine (10,07%). S'il s'agit d'un couple qui travaille au salaire minimum, le pourcentage est de 5,03%. Et je suis certaine que le montant versé par le gouvernement comme « allocation familiale » est plus élevé que 14 $ par mois.

Alors il me semble qu'il y a une grossière incohérence.

Bien qu'il soit très important de conserver des mesures qui favorisent les jeunes familles, la contribution qui leur est actuellement demandée m'apparaît beaucoup trop généreuse. Comme dans un couple, il faut choisir nos batailles et en ces temps de coupures, je pense que celle des garderies en est une où nous devrions mettre un bémol. (...)

Denise Dufour

Sherbrooke

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