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Des militants des Cantons-de-l'Est demandent à PKP de se lancer

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La Tribune

Le soir du 7 avril dernier, lors du dévoilement des résultats de la dernière campagne électorale provinciale, c'est une douche froide qu'ont reçue les électeurs de l'Estrie qui avaient renouvellé leur confiance envers le Parti québécois. Alors que notre parti ne perdait pas moins de 24 députés, notre région prenait la décision de porter au pouvoir cinq candidats du Parti libéral du Québec, un parti dont les moeurs politiques douteuses et l'incapacité à créer et redistribuer la richesse auraient dû en rebuter plusieurs.

Acceptant avec courage et sérénité le verdict de la population, la première ministre du Québec, Pauline Marois, prenait la décision de démissionner de son poste de chef du Parti québécois, entraînant aujourd'hui une période où les différents prétendants à sa succession annoncent tour à tour leurs intentions.

Jusqu'ici, un candidat de valeur et de prestige n'a pas encore terminé sa réflexion. Nous prenons aujourd'hui la plume afin d'encourager Pierre Karl Péladeau, député de Saint-Jérôme, à tirer vers le haut ce débat qui s'amorce en lui demandant de se présenter à la course à la chefferie du Parti québécois.

Candidat vedette de la dernière campagne électorale, M. Péladeau s'est dévoilé être un souverainiste convaincu, certes, mais aussi, par ses nombreuses interventions sur les médias sociaux, un progressiste soucieux de répartir équitablement la richesse des Québécois entre eux, de s'occuper de notre monde, de s'assurer que personne ne soit laissé pour compte.

Sa carrière professionnelle n'est pas le reflet d'un carriériste ou d'un ambitieux sans vergogne. Sa volonté de vouloir faire du Québec un endroit prospère pour tous les Québécois transcende sa qualité d'entrepreneur brillant et audacieux. De son aura d'entrepreneur à succès se dégage les traits du gagnant : celui qui fixe son objectif et qui fait tout en son pouvoir afin d'aplanir les difficultés de la route qui mène à la réalisation de nos aspirations collectives.

Sa courte expérience politique nous a aussi prouvé que M. Péladeau était d'un caractère pugnace et prêt à répondre aux attaques de ses adversaires. Déjà, il est dépeint comme la principale cible du parti au pouvoir et du deuxième groupe de l'opposition, une attention qui prouve bel et bien la crainte qu'il suscite chez eux.

La course à la direction du Parti québécois n'est encore qu'à ses balbutiements et la réflexion que M. Péladeau a entamée sur sa possible candidature n'est pas terminée. S'il décide de faire le saut, ses grandes idées politiques seront progressivement connues, ses engagements peu à peu dévoilés et ses intentions à l'égard de notre région feront leur chemin dans nos esprits. D'ici là, nous croyons fermement que l'occasion est beaucoup trop belle pour que le Parti québécois entre dans une période de débat sur ses fondements et ses orientations en se privant de la présence M. Péladeau sur la ligne de départ.

Philippe Pagé, membre de l'exécutif du PQ de Richmond

et du PQ de l'Estrie

Serge Cardin, député de Sherbrooke de 2012 à 2014

Avec 60 autres membres signataires

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