Arrêter le programme d'austérité des libéraux

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La Tribune

Le projet des libéraux de couper dans les programmes pour récupérer quelque cinq milliards sur deux ans, et ce, à même les fonds publics, relève de toute évidence de l'improvisation et d'une vision purement idéologique. Quoi qu'ils en disent, leur plan de dupes viendra sabrer dramatiquement les services à la population. Même des gestionnaires publics, qui exécutent habituellement les ordres sans mot dire, se rebiffent contre cet exercice d'austérité qui cible toute la population du Québec.

Durant la campagne électorale, les libéraux prétendaient vouloir faire place à la consultation, favoriser la transparence et amorcer un dialogue social pour aborder les problèmes de tous genres. (...)

Le contraste est grand avec leur projet de démolition actuelle. Depuis la rentrée parlementaire de l'automne, il ne s'est guère écoulé une journée sans que les médias ne rapportent de nouvelles intentions de charcuter les services et les programmes sociaux : coupes dans la santé et transformation du réseau en un organisme mammouth centralisateur, coupes dans l'aide sociale, coupes dans les conservatoires de musique en région, coupes en éducation, sur le bras des commissions scolaires, coupes dans les services de garde et les Carrefours jeunesse emploi (CJE), sans oublier bien sûr les atteintes aux régimes de retraite des travailleurs municipaux.

La dernière semaine a été particulièrement éloquente quant aux effets des intentions libérales sur les services à la population. L'Agence de santé et de services sociaux de Montréal, qui doit se taper des compressions de 80 millions, n'a pas eu d'autre choix que de déposséder les personnes les plus vulnérables pour remplir l'odieuse commande gouvernementale avec, à la solde, un camouflet et un désaveu du ministre de la Santé sur la place publique. Au CSSS Laval, les nouvelles compressions de 12 millions ont entraîné la diminution de services indispensables à la population et huit abolitions de poste à l'urgence de l'hôpital de la Cité-de-la-santé. (...)

Il est faux de dire que nous n'avons plus la capacité de nous offrir l'accès aux services en santé et en éducation, et à des mesures comme l'aide sociale, les services de garde et les congés parentaux. Plusieurs moyens existent pour pouvoir les maintenir et il est absolument nécessaire de tenir de réelles consultations publiques sur les programmes et la fiscalité afin de les mettre en lumière.

Par ailleurs, et de façon plus immédiate, le gouvernement doit abandonner l'idée d'atteindre à n'importe quel prix le déficit zéro en 2016, et arrêter de s'en prendre de façon draconienne et irraisonnée aux services à la population.

Nous sommes de plus en plus nombreux à ne pas croire ce gouvernement lorsqu'il dit que l'atteinte du déficit zéro d'ici deux ans n'aura pas d'impact sur les services à la population. La CSN lance un appel à une large mobilisation à travers ses 2000 syndicats pour s'opposer au démantèlement de l'État social du Québec par le gouvernement Couillard. (...)

Jacques Létourneau,

prés. Confédération des

syndicats nationaux (CSN)

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