Cri du coeur pour Monchénou

J'ai un fils qui a la paralysie cérébrale et une déficience intellectuelle. Il... (Archives La Tribune, Jessica Garneau)

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J'ai un fils qui a la paralysie cérébrale et une déficience intellectuelle. Il a maintenant 37 ans.

J'ai eu de la difficulté à trouver une famille pour du répit. La première fois que j'ai eu du répit, mon fils avait 10 ans. Je n'avais qu'une soirée par semaine et ç'a été après mon divorce. Donc j'étais seule pour m'en occuper et j'avais aussi deux autres enfants.

Je comprends très bien et je suis de tout coeur avec les parents de Monchénou qui vivent une telle situation très insécurisante. Quand on a un enfant handicapé, c'est difficile de trouver du temps pour soi. Lorsqu'on réussit à ouvrir une porte pour du service, on s'image que c'est un départ pour d'autres services. C'est un combat de tous les jours pour être capable de passer à travers. C'est toujours à recommencer. Du répit pour les parents est un besoin essentiel à la survie de la famille.

De plus en plus, les parents vieillissent et c'est inquiétant de savoir où notre enfant pourra vivre en sécurité et que les personnes qui s'occuperont de lui verront à le respecter et voir à ses besoins. À Monchénou, ce sont des personnes qui ont à coeur les besoins des personnes. J'ai eu connaissance de tout ce qu'ils font pour elles. On entend dire souvent que les personnes handicapées ne peuvent rien faire. Les fondateurs et le personnel à Monchénou sont des personnes extraordinaires et inculquent de grandes valeurs, autant personnelles que spirituelles. Elles respectent les limites de chacun et misent sur les forces et les intérêts de chacun. Il y a tellement d'amour dans cette résidence que ça rayonne autour de tous, même les visiteurs le ressentent. Les personnes sont heureuses.

Malheureusement, il n'y en a pas assez de résidences comme Monchénou. C'est pourquoi je me joins à tous les parents de Monchénou qui mènent présentement une bataille comme celles qu'ils ont dû surmonter, tout comme moi, tout au long de leur vie, pour demander au CSSSE de revenir sur sa décision afin que la résidence Monchénou reste ouverte avec tous ces services qui sont indispensables pour tous les parents d'enfants handicapés.

Nicole Couture

Sherbrooke

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