On ne déracine pas un enfant

Il s'en faut de bien peu pour perturber un enfant. Devoir voyager par autobus... (Archives La Tribune)

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Il s'en faut de bien peu pour perturber un enfant. Devoir voyager par autobus tous les jours dans un autre quartier, vers une nouvelle école où il se sentira dépaysé, est bien suffisant pour déstabiliser un petit qui en ressentira peut-être les effets néfastes jusque tard dans sa vie. Celle-ci est suffisamment stressante pour lui sans qu'on en rajoute.

Multipliez ce stress par 117, soit le nombre d'enfants qu'on compte déménager à une prochaine rentrée scolaire, et vous aurez une raison de plus de bien peser les « pour « et les « contre « de votre décision. On ne déracine pas impunément un enfant de son milieu naturel; vous le savez sûrement.

Je suis une grand-mère et mes enfants ont jadis fréquenté l'École Champlain, du temps où elle était dirigée par des religieuses admirables. Demandez aux enfants devenus grands - maintenant dans la cinquantaine - le souvenir qu'ils en ont gardé et vous comprendrez combien les années du primaire peuvent compter dans la vie d'un individu.

Je prie donc les personnes en autorité de réfléchir profondément avant de déraciner ces jeunes, même très jeunes enfants, alors que des solutions alternatives s'offrent à elles (voir le mémoire du Comité de parents). Je les supplie d'user de leur gros bon sens.

L'épanouissement de notre jeunesse et le non-décrochage scolaire en dépendent peut-être.

Je ne crois pas connaître un seul parent de ces enfants qui fréquentent l'École Champlain, mais c'est par solidarité que je joins ma voix à la leur.

Michelle Dion

Sherbrooke

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