Pour que cesse la violence

J'aurais pu choisir une autre journée que le 6 décembre pour écrire cet... (Archives La Tribune)

Agrandir

Archives La Tribune

Partager

La Tribune

J'aurais pu choisir une autre journée que le 6 décembre pour écrire cet article. Une autre journée moins grise, moins froide, mais surtout moins triste.

Faut-il se rappeler qu'il y aura déjà 23 ans la semaine prochaine, le 6 décembre 1989, 14 jeunes femmes périssaient sous les balles d'un tueur fou dont on voudrait oublier le nom, mais qui nous revient sans cesse en mémoire?

Faut-il se rappeler que depuis cette date fatidique, plus de 14 femmes et enfants sont décédés pour cause de violence conjugale et familiale, dont plus de 35 uniquement dans la dernière année?

Moi, je crois surtout qu'il ne faut pas oublier. Que cette réalité, aussi triste soit-elle, fait malheureusement partie de notre quotidien. Que cette violence nous touche souvent de proche ou de loin, mais que la plupart du temps, nous l'ignorons.

Nous l'ignorons, car nous avons peur. Peur de la dénoncer si nous en sommes victime. Par la peur qu'elle inspire, on obtient ce que l'on veut, au moment où l'on veut, et de la façon que l'on veut. On se sent grand, important, puissant par rapport aux autres. La violence n'est donc pas gratuite. Car la violence est un moyen de contrôle, une forme de pouvoir sur les autres que tout individu peut utiliser pour obtenir ou défendre un privilège ou confirmer la supériorité qu'il juge sienne.

Tel que cité par Amélie Boissonneau dans La Nouvelle du 2 décembre 2009 : « Où il y a de l'homme, il y a de l'hommerie «, et je ne dis pas ça en parlant de l'homme à proprement parler, mais bien de l'être humain. La violence nuit à l'être humain tout simplement...

Ce que je vous demande aujourd'hui est simple : garder les oreilles et les yeux ouverts. La plupart du temps, sans qu'on le sache, il existe des victimes dans notre entourage. Et pour ces personnes, il existe aussi des recours, malheureusement souvent méconnus, pour se protéger du pire.

Je me permettrai de vous citer quelques-uns de ces liens et recours possibles pour aider les femmes à faire un pas de plus vers la liberté. Je parle ici majoritairement des femmes, car nous sommes dans les 12 jours d'action contre l'élimination de la violence faite aux femmes et que la semaine prochaine, le 6 décembre, il y a aura également la Journée nationale de commémoration et d'action contre la violence faite aux femmes. Mais bien qu'en plus rares cas, il peut aussi s'agir d'une conjointe violente. Cependant, rappelez-vous quelques faits troublants :

Chaque année, 130 000 Canadiennes craignent d'être tuées;

Dans la majorité des cas où une femme a été tuée par son conjoint, la police était au courant d'incidents antérieurs de violence conjugale;

En 2001, 69 Canadiennes ont été tuées par leur conjoint contre 52 en 2000;

En 2001, une victime de crimes contre la personne sur cinq l'a été dans un contexte de violence conjugale;

Le risque d'être tuée par le conjoint s'accroit de façon spectaculaire pour les femmes vivant en union de fait et pour celles séparées de leur mari.

Alors, au nom de l'amour de la vie, faites circuler ce billet. Afin que le plus de personnes possible puissent être au courant des ressources qui existent pour que d'autres drames ne viennent pas ternir notre quotidien.

www.whiteribbon.ca/francais

www.escaleestrie.com

www.justice.gouv.qc.ca/francais/formulaires/bail/bail.htm

À la douce mémoire de Sylvie Désilet, avril 2005.

Marika Lacroix

Sherbrooke

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

la boite:1609999:box; tpl:300_B73_videos_playlist.tpl:file;

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer