Plus de conséquences qu'un simple changement d'école

Monsieur Michel Bernard, Directeur général de la CSRS (Imacom, Frédéric Côté)

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Imacom, Frédéric Côté

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La Tribune

Monsieur Michel Bernard, Directeur général de la CSRS et Monsieur André Lamarche, Directeur général adjoint à l'administration de la CSRS.

Voici une lettre d'appui pour les 117 enfants de l'école Champlain qui doivent laisser leur école de quartier pour aller à l'école du Boisjoli.

S'éloigner graduellement pour les uns et brusquement pour les autres d'un endroit significatif où l'apprentissage se bâtit dans un climat de stabilité et de proximité, cela peut compromettre le développement continu autant sur le plan scolaire que social.

Plusieurs contraintes s'ajoutent pour ces jeunes : trajet d'autobus plus long matin et soir, environnement physique différent, nouveaux intervenants scolaires et nouveau quartier où les règles de vie changent. Pourquoi est-il nécessaire de faire vivre tout ce chambardement à des jeunes qui forment leur pensée sur des modèles signifiants, dans une relation stable?

Des contraintes s'ajoutent aussi aux tâches que doivent accomplir leurs parents : se familiariser avec tous les aspects éducatifs d'un établissement plus éloigné, intervenir rapidement et adéquatement en cas de litige, augmenter la durée de la journée de travail déjà bien remplie en raison de l'obligation d'aller chercher les enfants au service de garde parce qu'ils sont trop jeunes pour revenir seuls en autobus à la maison et rester seuls jusqu'au retour des parents.

Toute ces raisons justifient mon opposition au transfert de ces 117 élèves de l'école Champlain à l'école du Boisjoli.

Les conséquences à long terme sont aussi à considérer pour ces enfants lorsqu'ils arriveront au secondaire. L'école située à proximité (le Triolet) ne leur sera pas accessible. Le milieu de vie de ces étudiants se trouve à des kilomètres de leur quartier domiciliaire. Nos adolescents s'identifient à des amis qui demeurent encore plus loin. Tout cela nous fait nous interroger sur le bien-fondé de l'effet à long terme de cette décision hâtive.

Ayant oeuvré comme enseignant auprès d'élèves en difficulté en adaptation scolaire, je peux dire que les difficultés d'apprentissage proviennent souvent de blocages dès le début de la scolarisation par des échecs répétés, des problèmes affectifs (dérangements), d'estime de soi (appartenance), etc. Il demeure très difficile de récupérer un retard affectif et scolaire au niveau secondaire.

Espérant que ces quelques lignes sauront aider nos décideurs à prendre une décision dans l'intérêt de ces enfants pour faciliter leur développement normal.

Richard Blais

Enseignant retraité

Asbestos

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