Une idée pour diminuer le coût des médicaments

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La semaine dernière, le ministre de la Santé et des Services sociaux et ministre responsable des Aînés, Réjean Hébert, a qualifié d'extrémiste un projet de loi déposé à l'Assemblée nationale par les députés de Québec solidaire.

Le projet de loi en question propose d'instaurer Pharma-Québec. Il s'agirait essentiellement d'un pôle public d'achats groupés et de fabrication de produits pharmaceutiques. Pharma-Québec serait conjugué à un régime universel d'assurance médicaments et permettrait de réaliser des économies annuelles de plus de deux milliards de dollars.

Inspiré directement de modèles mis en place avec succès dans d'autres pays, notamment en Suède et en Nouvelle-Zélande, ce projet répond à un des principaux problèmes du système de santé québécois : les coûts exorbitants des médicaments. En effet, les Canadiens paient, pour leurs médicaments, 30 % de plus que les habitants des autres pays de l'OCDE. Mais pire encore, nous payons, au Québec, 8 % de plus que l'ensemble des Canadiens.

En fait, le Québec est, après la Suisse, l'endroit dans le monde où les coûts des médicaments sont les plus élevés. Notre facture en médicaments s'élève à plus de 1000 $ par personne. À titre de comparaison, elle est de 700 $ en Colombie-Britannique et de 440 $ en Suède. En Nouvelle-Zélande, où l'État a mis en place une agence publique d'achats de médicaments semblable à ce que nous proposons, cette facture s'élève à 270 $.

Ces données expliquent pourquoi notre proposition obtient l'appui de plus de 260 organisations communautaires et syndicales, notamment l'Union des consommateurs, le Syndicat canadien de la fonction publique et le regroupement Médecins québécois pour le régime public.

Certaines de ces organisations sont actives dans la propre circonscription de M. Hébert, telles que l'Association des locataires de Sherbrooke, la Table ronde des OVEP de l'Estrie et le Syndicat du personnel enseignant du Cégep de Sherbrooke. Ces organismes sont-ils tous des repères d'extrémistes aux yeux du ministre ?

Les Canadiens paient, pour leurs médicaments, 30 % de plus que les habitants des autres pays de l'OCDE. Mais pire encore, nous payons, au Québec, 8 % de plus que l'ensemble des Canadiens.

Les propos de M. Hébert constituent, à nos yeux, une façon d'écarter un débat en profondeur sur la question de la politique pharmaceutique du Québec. Or, cette attitude est irresponsable puisque c'est l'avenir même de notre système public de santé qui se joue en ce moment.

Dans un contexte où le gouvernement péquiste doit jongler avec une situation économique plus que précaire, nous l'invitons à considérer sérieusement tout projet qui contribuerait à donner aux Québécois les moyens de leurs ambitions.

André Poulin

Candidat dans Saint-François

aux dernières élections générales

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