La nécessité du financement au savoir

L'archéologue Éric Graillon  a profité d'une visite... (Imacom, Claude Poulin)

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L'archéologue Éric Graillon a profité d'une visite offerte à différents invités sur le site archéologique Gaudreau pour expliquer l'origine de certaines pièces aussi vieilles que plus de 10 000 ans au propriétaire de l'emplacement, Gérard Gaudreau, accompagné de sa fille Linda.

Imacom, Claude Poulin

La Tribune

Ma lettre fait suite à l'article de François Gougeon sur le site archéologique Gaudreau à Weedon, paru dans La Tribune de jeudi. Après avoir eu le plaisir d'entendre Éric Graillon lors du congrès des Sociétés d'histoire, c'est avec enthousiasme que je suis allé sur le site à l'invitation du Musée de la nature et des sciences. Je tiens à remercier le Musée pour cette activité très appréciée par toutes les personnes présentes, incluant mes collègues du bureau d'Ottawa, adjointes du député Jean Rousseau (Compton-Stanstead).

Il faut souligner le fait que la veille de cette visite, des scientifiques ont manifesté à Ottawa pour dénoncer les nombreuses et importantes coupures de budget imposées par le gouvernement conservateur dans plusieurs domaines de la recherche scientifique. Presque tous les jours, on peut lire et entendre des commentaires expliquant les conséquences négatives de ces coupures, par exemple dans le secteur des océans, de l'agriculture et de la santé publique.

La circonscription de Compton-Stanstead comprend l'Université Bishop's, le Centre de recherche en agriculture de Lennoxville, l'Observatoire du Mont-Mégantic... et le site Gaudreau! Alors que le besoin de savoir a toujours été une priorité de toutes les sociétés organisées, il est aberrant de constater à quel point le gouvernement fédéral méprise la recherche fondamentale et agit comme un agent d'un obscurantisme moyenâgeux semblable à l'attitude des institutions face à Galilée.

Des gens mal informés ou sous-éduqués peuvent penser que le soutien à la science est un gaspillage de fonds publics. Mais qu'un gouvernement se débarrasse de centaines de scientifiques et prive le pays d'un savoir et d'un savoir-faire nécessaire relève d'une profonde incompréhension de la société contemporaine.

La seule logique qui peut tenter de justifier cette attitude est celle de la privatisation de l'éducation et de la soumission des institutions aux seuls impératifs de la rentabilité mercantile. Il faudra, hélas, beaucoup de temps pour reconstituer notre capacité scientifique à connaître et comprendre notre environnement, notre histoire et notre univers.

Alain Robert, Adjoint aux relations avec la communauté

pour Jean Rousseau, député NPD de Compton-Stanstead

Sherbrooke

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