Les fantômes du passé de M. Charest

Jean Charest... (Archives La Tribune)

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Jean Charest

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L'adoption de la loi 78 fait ressortir les « fantômes bleus « du passé conservateur du premier ministre Jean Charest. Une loi répressive, régressive, à l'image des lois « matraques « adoptées par le gouvernement de Stephen Harper, à Ottawa, qui briment les droits des travailleurs. Pourtant le gouvernement du Québec a dénoncé comme étant régressives certaines positions des conservateurs. Le retrait du registre des armes à feu et le durcissement des peines pour les criminels en sont deux exemples.

Comment un gouvernement peut-il être à l'aise de continuer à gouverner après avoir adopté une loi aussi régressive? Ce gouvernement se défend en disant qu'il est là pour prendre des décisions et qu'il a la responsabilité de le faire. Moi, je vois l'adoption d'une telle loi comme un geste irresponsable. Un gouvernement responsable aurait pris une autre voie pour régler le dossier.

C'est clair que dans la vie il y a des choses qu'on ne peut pas changer: « Y'aura toujours d'la neige au mois de janvier, un feu de forêt dans l'temps des bleuets, tu peux pas changer ça! « comme le chante Richard Desjardins.

Mais on peut changer des décisions. Un gouvernement a le pouvoir de faire en sorte que la richesse soit mieux répartie. Un gouvernement pourrait décider que nos jeunes finissent l'école supérieure sans dettes.

M. Charest, plutôt que de clamer haut et fort que les étudiants du Québec n'ont pas eu d'augmentation de frais de scolarité depuis 30 ans, que les frais de scolarité sont les plus bas au Québec, que les étudiants ne paient que 17 % de la valeur de leur diplôme, plutôt que de matraquer les étudiants par une loi spéciale et en faisant paraître de la publicité aux frais des contribuables, écoutez les commentaires des étudiants du Nouveau-Brunswick et de l'Ontario! Ils sont d'accord avec la cause des étudiants du Québec. Lisez et écoutez les opinions des nombreuses personnes qui appuient la cause des étudiants et qui sont d'accord avec le fait que, socialement, les choses changent au Québec.

Pourquoi ne pas innover au Québec? Pourquoi ne pas prendre des décisions favorisant nos jeunes? (...)

Jean-Claude Grégoire

Sherbrooke

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