Pourquoi fêter?

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La Tribune

Ça se passait en 1837-1838. Les Canadiens-français, comme on disait à l'époque du Bas-Canada, sentaient leur identité menacée. Londres avait reçu leurs 92 résolutions qui visaient à obtenir principalement le droit de décider de ce qui convenait le mieux pour leur vie en Nouvelle-France.

Depuis longtemps, les Patriotes souhaitaient que l'Assemblée législative qui faisait les lois et votait les crédits ait droit de regard sur l'exécutif qui les appliquait. Or, les membres des conseils exécutif et législatif étaient nommés par le gouverneur; celui-ci, désigné par le Parlement britannique, ne voulait rendre des comptes qu'à Londres. Le soulèvement voulait enrayer l'assimilation des Canadiens-français à plus ou moins brève échéance.

Le rejet des 92 résolutions par Londres a provoqué le soulèvement de 1837-1838.

Le sang a coulé des deux côtés. Une participation citoyenne incroyable : 87 000 signatures pour les 92 résolutions (aujourd'hui, proportionnellement un million de personnes!). Dix mille patriotes ont pris part aux événements sur une population de 630 000.

C'est grâce à ces Québécois de première souche si nous sommes toujours là avec nos institutions juridiques et sociales, notre culture, nos valeurs et notre langue.

Oui, nous devons rendre hommage à ces patriotes d'il y a 175 ans. (...)

Pourquoi tant d'effort et de luttes? René Lévesque, premier ministre du Québec en 1982, l'a bien libellé dans son décret : « ... ils ont lutté pour la reconnaissance nationale de notre peuple, pour sa liberté politique et pour l'obtention d'un gouvernement démocratique «.

Bonne réflexion!

Nicole Dorin

Martinville

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