Le moteur d'une grande révolution?

Les professeurs de génie mécanique Jean-Sébastien Plante et... (Imacom, Jocelyn Riendeau)

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Les professeurs de génie mécanique Jean-Sébastien Plante et Martin Brouillette.

Imacom, Jocelyn Riendeau

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(Sherbrooke) Une équipe de l'Université de Sherbrooke a créé de toute pièce un moteur à hydrogène qui pourrait littéralement « révolutionner le monde de la motorisation ». L'invention des professeurs Jean-Sébastien Plante, Martin Brouillette, des étudiants Martin Picard et David Rancourt, et de Marc Denninger, professionnel de recherche, a d'ailleurs retenu l'attention du magazine Québec Science, qui en a fait l'une de ses dix découvertes de l'année 2012.

Si ce moteur s'avère une percée scientifique majeure, c'est qu'il est à la fois très puissant et très petit. Un moteur de 12 kilogrammes avec la puissance d'une Ferrari, illustre David Rancourt, qui poursuit maintenant ses études à Atlanta. « La puissance qu'on peut sortir par rapport au poids, ça devient très intéressant. » Mathieu Picard poursuit également ses études aux États-Unis.

« On est les premiers à démontrer que ça fonctionne en laboratoire. Il nous reste quand même du travail à faire avant d'en arriver à un produit qui serait dans une voiture. Sauf que la première étape, la plus importante, c'est de montrer que ça fonctionne dans le laboratoire, et ça a été fait », explique M. Plante. Le moteur peut fonctionner avec différents carburants.

« Ce qui le décrit le mieux, c'est sa simplicité. Le moteur a juste une pièce mobile... C'est un peu le moteur le plus simple qu'on peut imaginer, et en même temps, celui qui a le plus de puissance pour sa grosseur», renchérit-il. Sa simplicité pourrait du même coup faire diminuer les coûts de fabrication, ajoute David Rancourt.

Les applications possibles pourraient être nombreuses et pourraient rendre le transport plus propre et plus efficace, par exemple en ce qui concerne l'autonomie d'un véhicule électrique.

« Ce projet a démarré quand Jean-Sébastien était mon étudiant à la maîtrise. C'était son projet de maîtrise. Le défi qu'on s'était posé, c'était d'arriver à un concept de moteur avec le plus de puissance possible, dans le plus petit poids et le plus petit volume possible, raconte M. Brouillette en soulignant que son ancien étudiant est un « maniaque de moteur ».

Pour en arriver à de tels résultats, les chercheurs ont dû faire de « la haute voltige d'ingénierie», lance M. Plante. « On utilise des mécanismes physiques qui ne sont pas utilisés actuellement. »

L'équipe vient d'obtenir un financement qui lui permet de réaliser la phase 2 du projet. «Dépendamment des sommes d'argent qu'on a, d'ici trois ans, on pourrait avoir une première application industrielle », estime Martin Brouillette. « Il y a des partenaires industriels qui commencent à se greffer au projet », précise Jean-Sébastien Plante. Le professeur se montre confiant pour la suite des choses. « La venue des technologies dans le marché n'est pas juste une question de bonnes idées, il y a une question de politique et d'argent. Si on prend les termes de joueurs de hockey, et que la rondelle peut rouler pour nous dans ces domaines, ça pourrait totalement révolutionner le monde de la motorisation. »

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